A la une

Santé et environnement

Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté le 27 janvier 2011 le bilan du deuxième plan national Santé-environnement (PNSE) pour 2010 et la feuille de route pour 2011. Au menu : la qualité de l’air intérieur, la biosurveillance avec le lancement de l’étude Elfe, l’évaluation des perturbateurs endocriniens et le décret relatif à la déclaration des nanomatériaux.

« L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à 15 % les pertes de santé liées à l’environnement en Europe », a rappelé la ministre chargée de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), pour qui la santé environnementale est un vieux cheval de bataille.

A peine élue députée de l’Essonne en 2002, elle prend la direction du groupe parlementaire Santé-environnement « qui n’intéressait alors personne ». « Lorsque j’ai fait un rapport sur les substances cancérigènes, les représentants de l’industrie chimique m’ont accusé d’être une ‘khmer verte’ , se souvient-elle. Mais grâce au Grenelle, les choses ont beaucoup progressé. »

Le PNSE II (2009-2013) prend la suite du PNSE I (2004-2008) et décline les engagements du Grenelle en matière de santé-environnement. Doté d’un budget de 490 millions d’euros sur 5 ans, il comprend 12 mesures-phares et 62 actions. En 2010, 78,5 M€ de budget ont été affectés et plus de 185 M€ au total ont d’ores et déjà été engagés depuis 2009.
« Plusieurs actions d’envergure ont été menées en 2010 », s’est félicitée la députée Bérengère Poletti (Ardennes, UMP), présidente du groupe de suivi du PNSE II. « 5 des 12 mesures-phares ont déjà abouti ou le feront vite, 4 sont bien engagées et 3 sont en cours », précise-t-elle. Parmi les points à améliorer figure le traitement des inégalités environnementales, pourtant thème central du PNSE II. « Nous devrons faire des propositions concrètes en 2011, notamment pour les femmes enceintes et les enfants, les points noirs environnementaux et la recherche », a indiqué la députée des Ardennes.

Plusieurs mesures relatives à la qualité de l’air intérieur, un des sujets de prédilection de la ministre, ont par ailleurs été évoquées. « Alors que nous passons 80 % de notre temps dans des lieux clos, c’est notre premier lieu d’exposition au bruit, au radon et à de nombreux polluants chimiques » rappelle Isabelle Momas, docteure en pharmacie et vice-présidente du Haut Conseil de santé publique.
Le décret sur l’étiquetage relatif aux émissions de 10 substances volatiles des produits de construction et de décoration (peintures, moquettes, parquets, etc.) sera publié en février pour une entrée en vigueur le 1er janvier 2012. « Il est important que notre ministère se positionne sur ce sujet afin de concilier les objectifs de qualité de l’air avec ceux d’isolation énergétique des bâtiments », souligne NKM.

La surveillance de la qualité de l’air se poursuivra cette année dans 150 établissements scolaires. En 2010, la campagne réalisée dans 160 écoles a révélé un dépassement des valeurs-guides pour le formaldéhyde dans 14 % des établissements. Cette surveillance deviendra obligatoires entre 2015 et 2020.
La création de 18 postes de conseiller Habitat-santé visera à évaluer les sources allergènes chez les patients souffrant de maladies respiratoires. Ces postes sont subventionnés à hauteur de 50 % par l’Etat pour une durée de trois ans. « Il faut trouver un modèle économique pour pérenniser la démarche », explique Isabelle Momas.
La qualité de l’air extérieur, toujours problématique, a été moins évoquée. La ministre a néanmoins annoncé que deux nouvelles communes, Nice et Bordeaux, s’étaient portées candidates pour expérimenter les zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa), visant à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants, une mesure-phare du plan Particules. Six Zapa, notamment à Lyon et Paris, seront testées à partir de 2011 pour une période de trois ans.

La lutte contre le bruit se poursuivra en 2011. L’intégralité des cartes de bruit des grandes infrastructures de transport sera publiée d’ici la fin de l’année. En revanche, en raison du retard pris pour les cartes des grandes agglomérations, la procédure de substitution aux préfets des villes défaillantes sera lancée au premier trimestre.
En lançant, fin mars 2011, la cohorte Elfe, un projet à l’étude depuis 2004, la France va enfin rattraper son retard en matière de biosurveillance. Portée par l’Inserm, cette étude au coût de 4 M€ par an va suivre 20.000 enfants depuis la période intra-utérine jusqu’à l’âge de 20 ans, afin de suivre l’impact de l’environnement et des polluants chimiques sur le développement, la santé et la socialisation. « C’est la première fois en France que l’on va pouvoir suivre une large population sur le long terme », se réjouit Marie-Aline Charles, directrice de l’étude Elfe. A partir de 2012, une seconde étude évaluera l’imprégnation à une centaine de substances (phtalates, pesticides, dioxines, métaux lourds…) auprès de 5.000 personnes entre 6 et 75 ans.

Du côté des nanotechnologies, le plan d’action du gouvernement attendu depuis la fin du débat public en février 2010 sera présenté cette année. Quant au décret relatif à la déclaration obligatoire des nanomatériaux mis sur le marché, prévue par le Grenelle, il sera mis à consultation du public fin janvier, puis soumis pour avis à Bruxelles. « C’est une première dans l’Europe et dans le monde, a déclaré NKM. Comme pour l’interdiction du BPA dans les biberons, nous espérons être suivis par Bruxelles ». La recherche de l’aval de la Commission européenne, basé sur l’avis des Etats membres, dont plusieurs y sont réticents, risque de freiner l’entrée en vigueur de la mesure, initialement prévue pour janvier 2012.

En matière de perturbateurs endocriniens, plusieurs études sont attendues, notamment l’expertise collective de l’Inserm en février et celle de l’Anses sur les effets sanitaires du bisphénol-A (BPA) en mars. NKM devra également remettre au Parlement un rapport sur l’interdiction du BPA dans les biberons. La France proposera par ailleurs 4 nouvelles substances « très préoccupantes » pour « l’autorisation » dans le cadre du règlement européen Reach (13 substances ont été proposées en 2010).

Parmi les autres mesures-clés, on peut citer le plan national sur les résidus des médicaments dans les eaux (voir le JDLE) présenté « dans les prochaines semaines » et la poursuite de la campagne de diagnostics sur les sols pollués dans 400 écoles au 4e trimestre 2011.

La ministre, ainsi que le directeur général de la santé Didier Houssin, ont enfin souligné le rôle important des agences régionales de santé (ARS) dans la mise en œuvre du PNSE II à l’échelle locale.

Télécharger le dossier de presse

A la une

16 février 2012 : Journée Entreprise Responsable

Entreprise responsableBref Rhône-Alpes, en partenariat avec ORAVEO, organise le 26 mars 2012 à l’Hôtel de Région (Lyon-Confluence), les 1ères rencontres de l’entreprise responsable sur le thème : "La performance économique peut-elle être synonyme d’éthique et de responsabilité sociétale ?". 

Une journée de partage d’expériences pour découvrir des cas concrets et les clés de la réussite de ces entreprises responsables.

Le programme s’articulera notamment autour de six ateliers-conférences sur les thèmes :

  • Management et ressources humaines
  • Finance responsable
  • Environnement et analyse de cycle de vie
  • Gouvernance et dialogue avec les parties prenantes
  • Achats responsables
  • Les outils pour passer à l’action (normes, labels)

Régis Chomel de Varagnes, directeur conseil d’Oraveo commente ce partenariat : "La région Rhône-alpes et ses entreprises sont reconnues comme étant en avance sur la RSE, mais il manquait un grand rendez-vous annuel sur la région comme il en existe ailleurs. Pour favoriser et accélérer le changement, il est essentiel de promouvoir les bonnes pratiques et l’échange d’expériences entre dirigeants privés ou publics. En tant que cabinet conseil spécialisé dans la responsabilité sociétale des entreprises, c’est dans notre mission naturelle de soutenir cette journée en étant partenaire. Nous avons donc apporté notre expertise dans l’organisation du programme, le choix des thèmes et des intervenants, ainsi que dans l’élaboration du questionnaire d’étude Bref Aviso Oraveo quant à la perception de la RSE par les chefs d’entreprises de la région."

Inscription et programme sur www.entreprise-responsable.eu
 

 

A la une

8 juin 2011 : Sogelink, prix de l’entreprise mécène 2011

 Accompagné par ORAVEO dans la création de la fondation d’entreprise et dans sa mise en œuvre opérationnelle, les dirigeants sont distingués pour la qualité de leur engagement.

 Le jury a souhaité valoriser l’approche innovante de cette entreprise de moins de 50 collaborateurs. En effet, la dernière sélection de projet a été réalisée par l’ensemble des salariés suite à une présentation de 3 porteurs de projets pré sélectionnés. Une idée originale des conseillés d’ORAVEO afin de répondre à l’objectif de Sogelink : faciliter l’appropriation de la fondation par les collaborateurs.

Remis par le magazine régional Acteurs de l’Economie, le mardi 7 juin 2011, et en partenariat avec le CJD, ces prix visent à " Récompenser des personnalités qui ont valeur d’exemple, car elles entreprennent au service des autres et de leur territoire ".

En savoir plus sur l’accompagnement d’Oraveo

En savoir plus sur Sogelink

En savoir plus sur Acteurs de l’économie

A la une

30 janvier 2011 : Judiciarisation des élections

 Si la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale a apporté une plus grande légitimité aux organisations syndicales et donné un nouveau souffle à la démocratie sociale, elle induit des risques, dont la « judiciarisation » des élections et comporte des lacunes. Tel est le constat que dresse l’Institut Montaigne, dans une note du 17 janvier.
À noter que ce think tank, qui est présidé par Claude Bébéar, formulera prochainement des propositions sur le fonctionnement de la démocratie sociale, et notamment des IRP (institutions représentatives du personnel).

Vers une fragilisation des élections

Pour redessiner le paysage syndical français, figé depuis une quarantaine d’années, la loi du 20 août 2008 a mis fin à la présomption irréfragable de représentativité des cinq organisations syndicales (CFTC, CFDT, FO, CGT et CGC). Une organisation syndicale est désormais réputée représentative au niveau de l’entreprise lorsqu’elle obtient au moins 10 % des suffrages exprimés au 1er tour des élections professionnelles.
Pour l’Institut Montaigne, en adossant la représentativité syndicale aux élections professionnelles, la loi a donné « un nouveau souffle » à la démocratie sociale. Cependant, se crée désormais un véritable enjeu politique au moment des élections des institutions représentatives du personnel, les organisations syndicales étant incitées à conquérir des électeurs. Cette situation pose la question de la qualité de l’offre proposée par ces organisations.
De plus, l’enjeu est tel que les organisations syndicales qui perdent ou n’acquièrent pas leur représentativité sont tentées de remettre en cause les résultats des élections professionnelles. « Il existe un risque de judiciarisation excessive des élections des institutions représentatives du personnel, ce qui les fragiliserait et pourrait mettre en péril le fonctionnement normal des institutions, jusqu’à entraîner leur paralysie temporaire », note l’Institut.
Asseoir la représentativité sur les élections professionnelles était-il « finalement le meilleur moyen de légitimité la représentativité ? », s’interroge le think tank. Sans prendre position, il propose d’autres alternatives :
– organiser des élections au suffrage direct mesurant effectivement la représentativité ;
– ou déterminer la représentativité sur la base des élections prud’homales.
Concernant le protocole d’accord préélectoral, le nombre de négociateurs autour de la table risque, avec le temps, d’être de plus en plus élevé, du fait de l’éventuel morcellement des forces syndicales. Cela conduirait à une forme d’inefficacité dans la dynamique de négociation dudit protocole. « Le processus actuel donnera lieu à une recrudescence de contentieux », en conclut l’Institut Montaigne.
Autre faille de la réforme : en autorisant la détermination de la représentativité des organisations catégorielles non affiliées à une confédération interprofessionnelle nationale, uniquement sur la base des suffrages exprimés au sein de la catégorie des salariés qu’elles représentent, la réforme risque de conduire à une démultiplication des organisations catégorielles, estime le think tank.


L’existence de vides juridiques

Cette réforme « n’est pas sans risque, à la fois compte tenu d’une période transitoire délicate et de lacunes du dispositif », affirme l’Institut Montaigne.
L’application de la réforme pendant la période transitoire, entre deux cycles d’élections, pose d’inextricables problèmes, puisque la logique a été bouleversée dans l’intervalle, sans qu’un référentiel soit connu. La jurisprudence a donc dû intervenir notamment pour préciser la nature des présomptions de représentativité transitoires.
Enfin, la loi n’a prévu aucune disposition permettant de recalculer en cas de modification du périmètre du groupe, la représentativité des nouvelles forces en présence et par conséquence les modalités de révision des accords. L’absence de toute disposition en la matière posera nécessairement d’importantes difficultés, notamment en cas de volonté de conclure un avenant à l’accord de groupe.
L’Institut Montaigne relève également l’absence de toute mesure transitoire en matière d’appréciation de la représentativité et de négociation au niveau du groupe où il n’existe, depuis l’entrée en vigueur de la loi du 20 août 2008 sur la représentativité, plus aucune présomption de représentativité.

Lire le rapport

A la une

30 janvier 2011 : Véhicules électriques décarbonés

Sous les feux de la rampe judiciaire, les véhicules électriques sont aussi un enjeu industriel et environnemental de taille. Raison pour laquelle le ministre en charge de l’écologie a confié à Louis Nègre, en juillet 2009, la rédaction d’un rapport sur la structuration de la filière des véhicules décarbonés. Après 18 mois d’enquête, le sénateur des Alpes-Maritimes a remis, vendredi 28 janvier 2011, son rapport à Nathalie Kosciusko-Morizet.

En une cinquantaine de pages, l’auteur dresse une rapide esquisse des enjeux, aussi bien nationaux que globaux. De ses deux pages de conclusion, il faut retenir que la filière française du véhicule électrique est « éclatée, voire éparpillée, car les acteurs sont très nombreux et qui plus est, dans des secteurs peu habitués à travailler ensemble ».

Pour atteindre l’objectif des deux millions de voitures électriques roulant sur les routes de France dans 10 ans, le sénateur propose la création d’une délégation interministérielle (regroupant l’écologie, l’économie, l’Industrie) « disposant d’une autorité reconnue, d’un grand pouvoir d’initiative et doté des moyens idoines. Cette délégation devrait mettre en œuvre concrètement la vision et la stratégie de l’Etat, en coordination étroite, bien sûr, avec les grands acteurs, dans ce secteur innovant mais hautement concurrentiel, source incontestable de croissance pour notre pays et notre industrie dans les prochaines décennies ».

Outre ce « pilote dans l’avion », Louis Nègre suggère de créer une association « qui serait l’interface de ce secteur avec laquelle l’Etat et les pouvoirs publics pourraient dialoguer et contracter ».

L’Avere (Association pour le développement du transport et de la mobilité électriques) pourrait constituer le noyau de ce « lobby du véhicule décarboné qui accompagnerait utilement la montée en puissance de la filière ».

Télécharger le rapport Nègre

A la une

30 janvier 2011 : Santé et environnement

Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté le 27 janvier 2011 le bilan du deuxième plan national Santé-environnement (PNSE) pour 2010 et la feuille de route pour 2011. Au menu : la qualité de l’air intérieur, la biosurveillance avec le lancement de l’étude Elfe, l’évaluation des perturbateurs endocriniens et le décret relatif à la déclaration des nanomatériaux.

« L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à 15 % les pertes de santé liées à l’environnement en Europe », a rappelé la ministre chargée de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), pour qui la santé environnementale est un vieux cheval de bataille.

A peine élue députée de l’Essonne en 2002, elle prend la direction du groupe parlementaire Santé-environnement « qui n’intéressait alors personne ». « Lorsque j’ai fait un rapport sur les substances cancérigènes, les représentants de l’industrie chimique m’ont accusé d’être une ‘khmer verte’ , se souvient-elle. Mais grâce au Grenelle, les choses ont beaucoup progressé. »

Le PNSE II (2009-2013) prend la suite du PNSE I (2004-2008) et décline les engagements du Grenelle en matière de santé-environnement. Doté d’un budget de 490 millions d’euros sur 5 ans, il comprend 12 mesures-phares et 62 actions. En 2010, 78,5 M€ de budget ont été affectés et plus de 185 M€ au total ont d’ores et déjà été engagés depuis 2009.
« Plusieurs actions d’envergure ont été menées en 2010 », s’est félicitée la députée Bérengère Poletti (Ardennes, UMP), présidente du groupe de suivi du PNSE II. « 5 des 12 mesures-phares ont déjà abouti ou le feront vite, 4 sont bien engagées et 3 sont en cours », précise-t-elle. Parmi les points à améliorer figure le traitement des inégalités environnementales, pourtant thème central du PNSE II. « Nous devrons faire des propositions concrètes en 2011, notamment pour les femmes enceintes et les enfants, les points noirs environnementaux et la recherche », a indiqué la députée des Ardennes.

Plusieurs mesures relatives à la qualité de l’air intérieur, un des sujets de prédilection de la ministre, ont par ailleurs été évoquées. « Alors que nous passons 80 % de notre temps dans des lieux clos, c’est notre premier lieu d’exposition au bruit, au radon et à de nombreux polluants chimiques » rappelle Isabelle Momas, docteure en pharmacie et vice-présidente du Haut Conseil de santé publique.
Le décret sur l’étiquetage relatif aux émissions de 10 substances volatiles des produits de construction et de décoration (peintures, moquettes, parquets, etc.) sera publié en février pour une entrée en vigueur le 1er janvier 2012. « Il est important que notre ministère se positionne sur ce sujet afin de concilier les objectifs de qualité de l’air avec ceux d’isolation énergétique des bâtiments », souligne NKM.

La surveillance de la qualité de l’air se poursuivra cette année dans 150 établissements scolaires. En 2010, la campagne réalisée dans 160 écoles a révélé un dépassement des valeurs-guides pour le formaldéhyde dans 14 % des établissements. Cette surveillance deviendra obligatoires entre 2015 et 2020.
La création de 18 postes de conseiller Habitat-santé visera à évaluer les sources allergènes chez les patients souffrant de maladies respiratoires. Ces postes sont subventionnés à hauteur de 50 % par l’Etat pour une durée de trois ans. « Il faut trouver un modèle économique pour pérenniser la démarche », explique Isabelle Momas.
La qualité de l’air extérieur, toujours problématique, a été moins évoquée. La ministre a néanmoins annoncé que deux nouvelles communes, Nice et Bordeaux, s’étaient portées candidates pour expérimenter les zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa), visant à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants, une mesure-phare du plan Particules. Six Zapa, notamment à Lyon et Paris, seront testées à partir de 2011 pour une période de trois ans.

La lutte contre le bruit se poursuivra en 2011. L’intégralité des cartes de bruit des grandes infrastructures de transport sera publiée d’ici la fin de l’année. En revanche, en raison du retard pris pour les cartes des grandes agglomérations, la procédure de substitution aux préfets des villes défaillantes sera lancée au premier trimestre.
En lançant, fin mars 2011, la cohorte Elfe, un projet à l’étude depuis 2004, la France va enfin rattraper son retard en matière de biosurveillance. Portée par l’Inserm, cette étude au coût de 4 M€ par an va suivre 20.000 enfants depuis la période intra-utérine jusqu’à l’âge de 20 ans, afin de suivre l’impact de l’environnement et des polluants chimiques sur le développement, la santé et la socialisation. « C’est la première fois en France que l’on va pouvoir suivre une large population sur le long terme », se réjouit Marie-Aline Charles, directrice de l’étude Elfe. A partir de 2012, une seconde étude évaluera l’imprégnation à une centaine de substances (phtalates, pesticides, dioxines, métaux lourds…) auprès de 5.000 personnes entre 6 et 75 ans.

Du côté des nanotechnologies, le plan d’action du gouvernement attendu depuis la fin du débat public en février 2010 sera présenté cette année. Quant au décret relatif à la déclaration obligatoire des nanomatériaux mis sur le marché, prévue par le Grenelle, il sera mis à consultation du public fin janvier, puis soumis pour avis à Bruxelles. « C’est une première dans l’Europe et dans le monde, a déclaré NKM. Comme pour l’interdiction du BPA dans les biberons, nous espérons être suivis par Bruxelles ». La recherche de l’aval de la Commission européenne, basé sur l’avis des Etats membres, dont plusieurs y sont réticents, risque de freiner l’entrée en vigueur de la mesure, initialement prévue pour janvier 2012.

En matière de perturbateurs endocriniens, plusieurs études sont attendues, notamment l’expertise collective de l’Inserm en février et celle de l’Anses sur les effets sanitaires du bisphénol-A (BPA) en mars. NKM devra également remettre au Parlement un rapport sur l’interdiction du BPA dans les biberons. La France proposera par ailleurs 4 nouvelles substances « très préoccupantes » pour « l’autorisation » dans le cadre du règlement européen Reach (13 substances ont été proposées en 2010).

Parmi les autres mesures-clés, on peut citer le plan national sur les résidus des médicaments dans les eaux (voir le JDLE) présenté « dans les prochaines semaines » et la poursuite de la campagne de diagnostics sur les sols pollués dans 400 écoles au 4e trimestre 2011.

La ministre, ainsi que le directeur général de la santé Didier Houssin, ont enfin souligné le rôle important des agences régionales de santé (ARS) dans la mise en œuvre du PNSE II à l’échelle locale.

Télécharger le dossier de presse

A la une

24 octobre 2010 : Les entreprises se mettent au vert

 Alors que les dirigeants de la planète tentent, cette semaine à Nagoya, d’élaborer de nouveaux objectifs pour limiter l’érosion de la biodiversité, un colloque organisé hier 19 octobre a mis en lumière l’intérêt croissant des entreprises pour la protection de la nature. Des garde-fous devront néanmoins être installés pour prévenir le greenwashing.

« Il y a un véritable mouvement dans les entreprises pour mieux intégrer les questions de biodiversité », affirme François Letourneux, président du comité français de l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN). « Des laboratoires pharmaceutiques se penchent sur les conditions de prélèvement de leurs molécules, poussés par la crainte d’une mauvaise image et les risques juridiques. Les carriers envisagent la réparation écologique de leurs sites d’exploitation, et la façon dont l’agriculture évolue – même de façon trop lente - est plutôt positive », explique-t-il.

Cette appréhension de la biodiversité est relativement nouvelle. « Les ONG ont dû beaucoup insister pour que la biodiversité soit intégrée dans le Grenelle, le sujet étant alors encore considéré comme rétrograde », relate l’ancien patron du Conservatoire du littoral. « La question est désormais de savoir si ces changements se feront suffisamment vite pour enrayer le déclin de la biodiversité. »

Un enjeu de taille. « Le taux d’extinction des espèces est 1.000 fois plus rapide aujourd’hui que celui mesuré dans les bases de données fossiles », a ainsi rappelé Gilles Bœuf, président du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), en introduction du colloque organisé dans sa prestigieuse institution par EpE (Entreprises pour l’environnement). Coupable ? L’activité de l’homme : surexploitation (pêche, forêt tropicale), pollution, urbanisation, croissance démographique, dissémination des espèces invasives et changement climatique. Et pourtant « 40 % de l’économie mondiale dépend de la biodiversité ». D’où l’intérêt pour les entreprises de participer à la préservation de la planète. « Les pertes de revenus liées au déclin mondial des pêcheries sont estimées entre 80 et 100 millions de dollars (71,93 millions d’euros) et 27 millions d’emplois », indique Cornis Van der Lugt, coordinateur du rapport Teeb pour les entreprises.

Pourtant, selon une étude récente, 42 % des entreprises ne mentionneraient pas la biodiversité dans leur rapport de développement durable.
« La biodiversité est encore nouvelle pour la majorité des entreprises, et perçue comme très complexe », confirme Julia Haake, directrice des partenariats Entreprises au WWF. Pour répondre à ces questions, l’ONG a mis en ligne un guide présentant des solutions concrètes pour différentes filières industrielles.

Lors du colloque organisé par EpE, plusieurs entreprises ont également présenté des études de cas et des projets-pilotes en faveur de la biodiversité, ce qui illustre bien une prise de conscience croissante. Vallourec, leader mondial de la production de tuyaux pour les centrales nucléaire et pétrochimiques, a ainsi créé une réserve et des couloirs écologiques au Brésil, où le groupe exploite des forêts pour produire le charbon de bois utilisé dans l’aciérie. Autre exemple, la Caisse des dépôts et consignations a créé une filiale Biodiversité en 2008 avec l’ambition de proposer aux maitres d’ouvrage des actions de compensation. Ce qui a ainsi permis d’ouvrir la première réserve d’actifs naturels (RAN) dans la plaine de Crau avec la reconstitution de 357 hectares de steppe exceptionnelle. Les assurances commencent également à mettre en place des outils pour prévenir et compenser les impacts sur la biodiversité.

Pourquoi cet intérêt soudain du privé ? Les raisons sont multiples. « Une demande sociale forte, pour les produits bio et les labels environnementaux », souligne François Letourneux. Mais aussi la volonté des entreprises d’utiliser la protection de la nature comme outil fédérateur en interne, et en partie aussi un choix d’ordre éthique. » Sans compter la pression réglementaire croissante, principalement européenne (Natura 2000, aires maritimes protégées, pêche, transports, etc.) et l’impact du Grenelle de l’environnement. Mais aussi la loi sur la responsabilité environnementale (LRE) de 2008 qui prévoit des mesures de restauration ou de compensation en cas de préjudices environnementaux causés par les entreprises.

Leur engouement est tel que certains experts s’inquiètent d’une nouvelle bulle spéculative. L’arrivée d’acteurs opportunistes et mal formés sur le secteur du conseil aux entreprises est en effet associée à un risque de greenwashing. Patrice Valantin, directeur de Dervenn, société de conseil en génie biologique, plaide pour la mise en place d’un label pour les bureaux d’étude.

Pour le président du comité français de l’UICN, la priorité n’est cependant pas la compensation, mais la mise en place de véritables projets Biodiversité au sein des entreprises. « Il faut aller plus loin que les expériences-pilotes » confirme Julia Haake. Plusieurs intervenants souhaitent que les banques intègrent la biodiversité dans leurs analyses de risque.

En clôture de la conférence, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie, a annoncé la prochaine mise en ligne d’un outil d’auto-évaluation Biodiversité à destination des entreprises, et l’installation d’un comité national de pilotage sur la compensation. Ce dernier devra proposer des mesures pour encadrer la mise en œuvre de la compensation, prévue par la loi relative à la protection de la nature de 1976 et la LRE.

La ministre a enfin prôné une augmentation du mécénat, alors que la contribution des entreprises se situe aujourd’hui autour de 2 % de la dépense nationale liée à la protection de la biodiversité.

Outil de formation de l’UICN

Guide de bonnes pratiques Medef

A la une

20 septembre 2010 : Régis Chomel devient ambassadeur du WFL

La 4ème édition du Forum mondial de l’économie responsable World Forum Lille 2010 : RSE, la voie de l’entreprise responsable se déroulera du 24 au 26 novembre 2010 à Lille Grand Palais.

 

La 4ème édition du World Forum Lille aura lieu du 24 au 26 novembre 2010 à Lille Grand Palais et sera l’occasion d’y dresser le portrait de "l’entreprise responsable". En parallèle, les responsables du Forum travaillent sur l’élaboration d’un Manifeste de l’Économie Responsable. "C’est une prise de position forte d’entreprises qui affirment, par un document écrit, que l’économie peut être différente, responsable et qui le prouvent en s’appuyant sur des réalisations concrètes d’entreprises", expliquent les initiateurs du projet. Sa rédaction va prendre place tout au long du premier semestre 2010, impliquant des entreprises du monde entier comme contributeurs puis signataires. 

En attendant le programme définitif du forum, voici le texte de cadrage rédigé par Philippe VASSEUR, actuel Président du Réseau Alliances et du World Forum Lille, ancien ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation :

"Le constat est unanime : le monde ne peut continuer à tourner comme il l’a fait jusqu’à présent, mais les dirigeants des pays qui le composent peinent à s’accorder sur les mesures indispensables. Bien que leurs décisions soient absolument nécessaires, elles ne peuvent pourtant pas être suffisantes.

Chacun, sur les cinq continents, doit apporter sa contribution individuelle à la solution collective. Ainsi, l’évolution de l’économie mondiale dépend de chaque entreprise. La recherche du profit – condition de survie et de développement de l’entreprise – est compatible avec le respect des intérêts de la planète et de sa population, dès lors qu’elle s’inscrit dans une perspective de long terme.

Les bonnes pratiques mises en œuvre dans toutes les régions du globe par des entreprises de toutes sortes prouvent que l’implication sociale et environnementale est non seulement compatible avec la performance économique mais encore qu’elle peut en être un élément de stratégie durable.

La vocation du World Forum Lille est de montrer concrètement que l’entreprise responsable (économiquement, socialement et écologiquement) n’est pas une utopie mais une réalité. Sa spécificité et son originalité résident dans la promotion de bonnes pratiques issues du monde entier, représentant autant d’exemples à suivre pour donner une autre dimension à l’économie : celle de la responsabilité globale.

En 2007, la première session du World Forum Lille avait été consacrée à « la diversité et l’égalité des chances pour l’emploi ». En 2008, ce sont les bonnes pratiques pour « nourrir et protéger la planète » qui ont été mises en avant. 2009 a permis de mettre « l’argent responsable » sur la sellette. 2010 sera l’année de « l’entreprise responsable » dans tous les domaines.

Parmi les thèmes qui seront évoqués pendant le Forum mondial de l’économie responsable 2010 :

L’intérêt d’un dialogue social « responsable » - La santé et le bien-être des salariés comme facteur de performance économique - Amener la diversité aux postes de direction - Délocalisations « responsables » : l’occasion d’exporter la responsabilité (et non le moyen d’y échapper) - Implication de l’entreprise dans la vie et le développement des territoires - Transparence, information, communication. Sincérité et réalité ou "greenwashing" ? Les rapports Développement Durable - Rôle et responsabilité des médias - Comment l’entreprise peut-elle contribuer au respect des Droits de l’Homme ? - Eco-conception : le cradle to cradle - Eco-construction - Gérer ses déchets comme des ressources - Evaluer, mesurer, « labelliser » la RSE. Les « outils » : ISO 26000 (etc.) - La RSE facteur de compétitivité. Le bénéfice des actions RSE. Que rapportent-elles ? - Former à la RSE - La RSE « en chaîne » : relations clients-fournisseurs - Comment engager, améliorer, développer une démarche RSE dans une PME - Comment créer une entreprise responsable - La RSE, accélérateur d’innovations pour l’entreprise - Développement et RSE en Afrique - Social business - Lutter contre la corruption en entreprise - Evolution démographique et place des seniors dans l’entreprise - Entreprises et biodiversité - Partager les bonnes pratiques RSE : tout le monde y gagne. 

En savoir plus : www.worldforum-lille.org

 

A la une

16 septembre 2010 : L’Iso 26000 entrera en vigueur en Novembre 2010

 Après 5 ans de négociations et une mobilisation internationale sans précédent - plus de 500 experts de 99 pays ou de grandes organisations telles que l’OIT, l’OCDE…- les membres de l’ISO, dont AFNOR est le représentant français, viennent d’approuver à une très large majorité le texte de la norme ISO 26000. Ce résultat confirme que le texte actuel va pouvoir être publié en tant que norme internationale, le 1er novembre 2010.

Face à une aspiration de plus en plus pressente des organisations de tout pays de voir partager une approche de « responsabilité sociétale », l’ISO 26000 constitue un formidable outil donnant un cadre à tous. Ce document définit et clarifie le concept pour le rendre applicable à tout type d’organisation.

Pour définir le périmètre de responsabilité sociétale, la norme ISO 26000 invite les organisations à articuler leurs démarches autour de 7 questions centrales : la gouvernance, les droits de l’Homme, les relations et conditions de travail, l’environnement, la loyauté des pratiques, les questions relatives aux consommateurs et la contribution au développement local.

Demain, toute organisation de tout pays, quels que soient son activité et ses effectifs, disposera d’un texte de référence, reconnu au niveau international dont l’objectif est de les guider dans la mise en place des bonnes pratiques en matière de responsabilité sociétale.

L’ISO 26000 leur permettra d’appréhender les impacts de leurs décisions et activités, grâce à une approche globale, qui leur donnera la possibilité, par exemple, de ne pas traiter les impacts environnementaux au détriment des impacts sociaux en s’appuyant sur un dialogue avec les différentes parties prenantes.

L’ISO 26000 est élaborée au sein de l’ISO, l’Organisation internationale de normalisation. AFNOR, membre de l’ISO, a organisé la défense des intérêts français au sein d’une commission représentée par plus d’une centaine d’organisations.

Par définition, la norme d’application volontaire, éclaire, explique, donne des compléments d’information, évite les incompréhensions ou l’arbitraire. Elaborée par consensus, elle privilégie les intérêts du plus grand nombre d’acteurs. La négociation internationale autour de la norme ISO 26000 a été marquée par une ouverture exceptionnelle vers des acteurs peu familiers de la normalisation (consommateurs, syndicats de salariés,…).

source : afnor

A la une

29 août 2010 : Bilan carbone des entreprises anglaises

 Les trois quarts des grandes entreprises britanniques n’évaluent pas leur empreinte carbone. Selon un sondage, publié hier par le Carbon Trust et réalisé auprès de 200 directeurs financiers d’entreprises britanniques de plus de 500 salariés, 74 % des sondés avouent que leur société n’a pas réalisé de bilan carbone de leurs activités. Près de la moitié de ces dirigeants (46 %) n’ont pas une idée très claire des objectifs climatiques de l’entreprise et 16 % concèdent ne pas en connaître du tout l’existence.

Cette situation peut sembler inquiétante. Dans le cadre du Carbon Reduction Commitment (CRC) Energy Efficiency Scheme, les 5.000 plus gros consommateurs d’énergie du Royaume (entreprises, collectivités, services publics dont le montant annuel de la facture d’énergie dépasse les 500.000 livres) ont jusqu’au 30 septembre prochain pour faire enregistrer auprès du Carbon Trust leur niveau d’émission de CO2.

A partir du mois d’avril 2011, ces 5.000 énergivores devront acheter, au prix de 12 £ l’unité, des permis d’émission, dont le volume sera calculé au prorata de leurs rejets déclarés. Avec les revenus générés par ces ventes de quotas, le Carbon Trust aidera les entreprises vertueuses à réduire leurs rejets indésirables. Grâce à ce système, Londres espère faire baisser les émissions des « Big 5.000 » de plus de 4 millions de tonnes de CO2 par an, à l’horizon 2020, soit 8 %. En 2013, le gouvernement mettra les quotas du CRC aux enchères et réduira d’année en année leur volume.

A la une

29 août 2010 : L’Iphone aurait il une empreinte carbone moins favorable ?

 Apple boude le classement « vert » des téléphones portables au Royaume-Uni. Le géant américain a refusé que l’opérateur de télécommunications britannique O2 évalue l’empreinte écologique de son célèbre Iphone.

 O2 a passé au crible l’impact environnemental de 65 téléphones mobiles, de 6 marques différentes (Samsung, Nokia, Sony Ericsson, LG, Palm, HTC) et leur a attribué une note entre 0 et 5. Le classement a été dévoilé dans un communiqué du 25 août.

Le refus d’Apple de participer à cet étiquetage vert est resté sans explications, la direction de la firme de Cupertino ne souhaitant pas faire de commentaires. Décision surprenante d’autant que l’entreprise à la pomme a mis en ligne son propre bilan environnemental. Et ce pour tous les appareils de sa gamme, Iphone 4 compris.

On y apprend que l’empreinte carbone de ce Smartphone atteint 45 kg CO2e (équivalent CO2), production, transport, utilisation et recyclage compris. Soit 18 % de moins que son prédécesseur.

Ces progrès auraient-ils suffi à battre Sony Ericsson, premier au classement vert avec 5 de ses mobiles figurant au top 10 ? Pas sûr. Son modèle « Elm », de la gamme « Green heart » récolte 4,3 points sur 5 sur l’échelle verte. De loin le meilleur score. Cet « éco-portable » est fabriqué à 50 % de matière plastique recyclée, et sans produit chimique dangereux.

Le classement a été réalisé à partir des réponses fournies par les fabricants de mobiles à 63 questions. « Le plus grand impact provient de l’énergie utilisée pour extraire les matériaux primaires (de la Terre) et les transporter, aussi bien que de l’énergie et de l’eau utilisées pour traiter les composants comme les plaquettes de silicium », analyse James Taplin, conseiller pour le Forum du futur, qui a participé à l’élaboration du classement. Les résultats précis sont attendus dans les prochains jours.

Le canadien RIM a promis de faire auditer ses célèbres BlackBerry l’an prochain. Apple suivra-t-il ?

En savoir plus sur l’approche environnementale chez apple

En savoir plus sur l’étude O2

 

A la une

29 août 2010 : Réduction de certains crédits carbone ?

 Les crédits carbone internationaux sont en ligne de mire. Cette fois, c’est la Commissaire européenne pour l’action climatique qui les tient dans son collimateur. Dans un communiqué mis en ligne mercredi 25 août, Connie Hedegaard annonce que ses services vont prochainement publier une nouvelle doctrine sur l’usage par les entreprises soumises à la « directive Quotas » des crédits générés par le mécanisme de développement propre (les Urce).

Sans jeter le MDP avec l’eau du bain, l’ancienne ministre danoise de l’énergie et du climat souligne que certains projets financés par ce mécanisme sont d’une additionnalité [intérêt environnemental] douteuse. En conséquence, la Commissaire demande à ses experts de préparer « une mesure visant à restreindre, pour l’ETS de l’après-2012, l’utilisation de crédits issus de projets de gaz industriels ». En clair, Bruxelles veut diminuer l’effet d’aubaine créé par les crédits générés par les incinérateurs de HFC23. Cette proposition devrait être présentée avant le sommet de Cancun, qui débute à la fin du mois de novembre.

A suivre...

A la une

29 août 2010 : Planète durable, le forum libération à Lyon

Intellectuels, politiques, décideurs, entrepreneurs et citoyens sont appelés à participer à ces moments uniques de reflexion.

 

"Planète durable ?"

Près d’un quart de siècle après le rapport Brundtland, la question de la "soutenabilité" de notre modèle de développement reste posée.

La fin des grandes idéologies du 20ème siècle et la crise du capitalisme financier interrogent l’avenir de l’humanité.

  • Comment retrouver la voie d’une croissance juste et équitable ?
  • Comment réussir la transition écologique ?
  • Quel dialogue pour un nouvel humanisme en ce 21ème siècle ?

Fondamentalement, nous avons besoin de construire une planète durable.

Le 2ème Forum Libération à Lyon ouvre ce débat 3 jours durant avec de nombreux invités.

Inscriptions : forum-lyon-liberation.org

A la une

20 août 2010 : Epuisement des stocks naturels ?

 Les ressources naturelles ne suffisent plus à éponger la consommation de l’homme. Pendant très longtemps la nature a été capable de se régénérer et d’absorber la consommation de l’homme : sa biocapacité était intacte. Depuis environ 30 ans, un seuil critique a été franchi. La consommation de l’homme a dépassé ce que la nature était en capacité de fournir.

 L’écart entre la demande et l’offre, n’a cessé de croître chaque année. Il faut maintenant 1 an et 6 mois pour régénérer les ressources dépensées par l’homme en une année.

La comparaison des « dépenses écologiques » de l’homme et de la biocapacité de la planète révèlent que le 21 août 2010, l’humanité aura épuisé tous les services écologiques que la nature peut offrir sur une année (filtration de CO2, production de matières premières, etc.). A partir de cette date, et jusqu’à la fin de l’année, l’homme va répondre à sa demande écologique par l’épuisement des stocks des ressources naturelles et l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

" Si vous aviez dépensé l’intégralité de vos revenus annuels en neuf mois, vous seriez sans doute extrêmement inquiet(e)" rappelle Mathis Wackernagel, président du GFN et co-inventeur de la méthode d’empreinte écologique. " La situation n’en est pas moins terrible lorsqu’il s’agit de notre budget écologique. Mais, paradoxalement, cette situation ne nous inquiète plus !" poursuit-il.

Le dérèglement climatique est peut-être l’un des signes - le plus évident - de notre dépassement écologique. Notre empreinte carbone représente la plus grande partie de l’empreinte écologique de l’humanité et est de loin celle qui augmente le plus rapidement. Depuis 1970, l’empreinte carbone a plus que doublé et augmenté trois fois plus vite que les autres portions de l’empreinte écologique

L’empreinte carbone représente désormais plus de la moitié de l’impact de l’homme sur la planète. Celle-ci n’est plus en mesure d’absorber autant de rejets de gaz à effet de serre. Ils s’accumulent donc dans l’atmosphère et provoquent les dérèglements climatiques que nons constatons-tous.

L’an dernier, l’Overshoot Day tombait le 25 septembre, dans les années 90 il tombait en novembre. Cette année, il arrive deux mois plus tôt (en deux ans !).

A la une

15 août 2010 : La France et le CO2, je t’aime moi non plus ?

Rien ne va plus dans la compétition carbonique mondiale. Vendredi 6 août, une commission officielle canadienne décernait à la France la médaille d’or de la politique climatique. Lundi, le Commissariat général au développement durable (CGDD) appelle le champion du monde à plus de modestie. Dans une étude sur l’évolution des émissions françaises de gaz carbonique, le CGDD montre que les performances « carbone » tricolores sont loin d’être époustouflantes.
En couplant les données produites par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) à celles du service de l’observation et des statistiques du CGDD, le rapport montre une étonnante stabilité de nos émissions de CO2 depuis deux décennies. En 1990, les secteurs primaire, secondaire, tertiaire et les ménages ont rejeté 438 millions de tonnes de CO2 (MtCO2), soit, très précisément, une tonne de moins qu’en… 2007. On est donc très loin de l’obligation imposée par la loi Pope de 2005 de réduire de 3 % par an nos émissions de gaz à effet de serre.
Régulièrement lancés par les gouvernements depuis l’an 2000, les plans Climat ont-ils donc tous échoué ? Pas forcément, si l’on épluche les données du CGDD, émetteur par émetteur.
Les branches du secteur primaire (agriculture, pêche, sylviculture, extraction) ont vu leurs émissions légèrement diminuer (13 MtCO2 en 2007, contre 16 en 1990). Globalement, le secteur industriel a amélioré de 10 % son intensité carbone entre 1990 et 2007. Mais, dans le même temps, les activités de service ont accru de près de 25 % leurs rejets de dioxyde de carbone. La hausse observée pour les transports atteint, elle, 35 %. Comme le secteur primaire, les ménages sont d’une remarquable stabilité : 149 MtCO2/an en 1997, contre 150, 17 ans plus tard.
Cet apparent immobilisme illustre ce que les économistes appellent « l’effet rebond ». Ou comment les gains environnementaux obtenus par la diffusion du progrès technique et des bonnes pratiques ont été « annulés » par une utilisation accrue des ressources et de l’énergie. Car la France a, elle aussi, profité de l’évolution des techniques et des technologies . « Au cours de la période 1990-2007, confirme l’étude, le progrès technique réalisé en France a entraîné une baisse du niveau d’émission de CO2 de la production et de la consommation. » En conjuguant les effets de la baisse de l’intensité énergétique et de la diminution du contenu carbone de l’énergie (l’industrie s’électrifie de plus en plus et consomme donc une énergie de moins en moins carbonée), l’industrie aurait dû voir ses émissions chuter d’un tiers.
Hélas, trois fois hélas, « l’augmentation du niveau de la production et de la consommation a de façon générale compensé les effets de cette baisse. » L’illustration la plus évidente est l’automobile. Ces 20 dernières années, les voitures n’ont cessé de perdre du poids et de l’appétit pour les carburants. Des évolutions dont les conséquences, a priori positives, ont été gommées par l’accroissement du kilométrage parcouru. Autre exemple : l’énergie utilisée pour le chauffage voit son contenu en carbone se réduire d’année en année. A contrario, la surface occupée par les particuliers ne cesse d’augmenter. Et des maisons ou des appartements plus grands (à performance thermique comparable), c’est plus d’énergie consommée pour les maintenir à une température constante.
Autre phénomène masquant la « décarbonisation » de l’Hexagone : le commerce extérieur. Selon des donnée, malheureusement vieilles de 5 ans, « l’ensemble des importations de la France serait directement et indirectement responsable de l’émission de plus de 340 MtCO2. » Autant que les émissions de l’industrie et des ménages réunies ! Le bilan des exportations n’est pas insignifiant non plus. « L’ensemble des exportations françaises serait à l’origine de 205 MtCO2, dont 95 émises sur le territoire et 110 émises à l’étranger », précise l’étude.
 

 

A la une

11 août 2010 : Bonn recule et l’échéance avance !

 Canicule et incendies de forêt en Russie, inondations massives au Pakistan, sécheresse et crise alimentaire au Niger : la conjonction de catastrophes climatiques ces dernières semaines n’aura pas suffi. L’inquiétude l’emporte après une semaine de nouvelles négociations à Bonn en vue d’un accord sur le climat.

Réunis jusqu’à vendredi à Bonn, les négociateurs des Nations unies avaient pour tâche de préparer la conférence de Cancun chargée de compléter, fin novembre, l’embryon d’accord arraché à Copenhague en décembre 2009 afin de contenir la hausse du thermomètre mondial à 2 °C maximum.

"Nous observons des reculades de toutes parts […]. Si nous continuons ainsi, il n’y a aucun espoir d’accord", a avoué vendredi le représentant américain Jonathan Pershing, lors d’une conférence de presse retransmise via Internet. "A ce stade je suis très inquiet. Toute la semaine nous avons vu des pays qui reviennent sur les engagements pris à Copenhague et sur nos accords", a-t-il ajouté au terme des cinq jours de négociations.

"IL EST TEMPS D’INSUFFLER UN SENTIMENT D’URGENCE"

Le représentant belge (dont le pays préside l’Union européenne) a également jugé "particulièrement décevant que certains pays qui s’étaient associés à l’accord [de Copenhague] semblent aujourd’hui se dissocier du consensus politique qu’il implique". Des propos qui visent principalement la Chine et l’Arabie saoudite, selon un participant, qui relève : "La Chine était pourtant bien dans la salle, à Copenhague."

De leur côté, les pays les plus pauvres et en première ligne face aux dérèglements climatiques, auxquels une aide immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) a été promise, s’impatientent : "On en parle peu et les versements sont encore plus rares", a souligné Dessima Williams, représentante de Grenade au nom de l’Alliance des petits Etats insulaires. "Or on est déjà au mois d’août." "Il est temps d’insuffler un sentiment d’urgence", a appuyé le délégué du Lesotho au nom des pays les moins avancés.

Il est désormais clair que la conférence de Cancun ne verra, au mieux, que l’adoption d’une série de décisions techniques notamment sur la déforestation, les technologies vertes… Loin encore d’un accord global déjà espéré à Copenhague et désormais renvoyé à Johannesburg, fin 2011.

Comment, dans l’intervalle, éviter un vide juridique entre la première phase du protocole de Kyoto, qui expire fin 2012, et l’entrée en vigueur d’un nouveau traité ? Et que faire des Etats-Unis dans ce cadre, eux qui n’ont pas ratifié Kyoto et viennent d’ajourner sine die l’adoption de leur loi climat ? Le texte censé regrouper l’ensemble des pollueurs sous une même architecture ressort de Bonn encore un peu plus bouffi et confus – "illisible", selon un Européen. Il ne reste plus que cinq jours de négociations avant Cancun, avec un ultime rendez-vous prévu en octobre à Tianjin (à l’Est de Pékin), le premier en terre chinoise.

Source : Le Monde

A la une

11 août 2010 : The Giving Pledge

 Warren Buffett et Bill Gates, respectivement deuxième et troisième plus grosse fortune mondiale d’après le magazine Forbes, ont lancé officiellement le 4 août la campagne Giving Pledge ("la promesse de don"). 40 milliardaires américains se sont déjà engagés à donner au moins la moitié de leur fortune, de leur vivant ou après leur mort, pour les bonnes œuvres. 

L’esprit de cette entreprise est de mettre en valeur ceux qui donnent et de créer ainsi une émulation incitant encore plus de personnes à devenir philanthrope.

Pourquoi l’exemple américain a peu de chances d’être repris en France
115 milliards de dollars. Voilà ce que vaut la promesse de dons des 40 milliardaires américains qui ont répondu à l’appel de Bill Gates et Warren Buffett. Et ce n’est que le début. Sachant que les 400 Américains les plus riches possèdent 1 200 milliards de dollars, Bill Gates et Warren Buffett espèrent, en les convainquant d’en verser la moitié, récolter environ 600 milliards de dollars (454 milliards d’euros). Soit l’équivalent d’un quart du produit intérieur brut de la France.

La "révolution du philanthrocapitalisme" a commencé en 2006 quand Gates et Buffett, qui disposent de respectivement à 53 et 47 milliards de dollars, se sont publiquement engagés à léguer 99% de leur richesse à de bonnes œuvres.

Le mouvement a fait des émules : Bono, Angelina Jolie et Brad Pitt sont parmi les plus connus. Il faut dire que l’exaltation américaine du self-made-man s’y prête. Ceux qui ont construit leur puissance tout seul considèrent souvent l’héritage comme un frein à la création de nouvelles richesses. Ainsi, en 2009, la philanthropie a rapporté 300 milliards de dollars. "Nous espérons que les États-Unis, qui sont la société la plus généreuse sur Terre, deviendront encore plus généreux avec le temps, a expliqué Warren Buffett. Nous espérons que cette générosité ne sera pas seulement plus grande, mais aussi plus intelligente."

 Le "peer pressure", une arme redoutable

En juin, les philanthropes décident de passer à la vitesse supérieure avec l’initiative "Giving Pledge". L’idée est simple : ils demandent directement à leur pairs de les imiter et de s’engager à verser au moins la moitié de leur fortune à une œuvre caritative, de leur vivant ou après leur mort.

Le "peer pressure" joue à fond. Car en publiant la liste de ceux qui acceptent, ils mettent les autres dans une position pour le moins inconfortable. Michael Corkery, le blogueur du Wall Street Journal, ne s’est d’ailleurs pas privé de citer quelques uns des riches récalcitrants, en se concentrant surtout sur le secteur financier. Il fait ainsi remarquer que George Soros, dont la fortune est estimée à 11 milliards de dollars, ne figure pas dans la liste. John Paulson, le célèbre gérant du hedge fund qui a su tirer profit de la crise des subprimes et de l’effondrement de l’immobilier, non plus. L’autre nom connu qui brille par son absence est celui de Maurice Greenberg, l’ancien PDG d’AIG.

Les milliardaires veulent améliorer leur image

Le problème avec cette "liste noire", c’est que ce n’est pas parce qu’ils ne se sont pas engagés auprès de Gates et Buffett qu’ils n’ont pas été généreux. Paul Tudor Jones, par exemple, a quand même fondé le Robin Hood Foundation qui s’applique à lutter contre la pauvreté à New York.

En tout cas, l’approche a le mérite d’être efficace. En à peine un mois et demi, près de 40 milliardaires se sont engagés. Parmi eux, le fondateur de CNN Ted Turner, le maire de New York Michael Bloomberg, le co-fondateur d’Oracle Larry Ellison ou encore le réalisateur George Lucas.

"Depuis la récession, les Américains riches sont à la recherche de nouveaux symboles de prestige, explique le blogueur Robert Franck du Wealth Report. Les yachts, jets privés et villas au bord de la mer sont tellement 2007. Etre assez riche et généreux pour avoir son nom dans la liste "Giving Pledge" pourrait rapidement devenir l’ultime badge de prestige". Au-delà de cet aspect lié à l’image, les dons pourraient se traduire par des rentrées de fonds colossales pour les organismes caritatifs. A en croire un éditorial du Guardian, "si les milliardaires se mettent à suivre l’exemple de Bill Gates, leurs dons pourraient changer le monde".

Les mauvaises langues argueront qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un engagement moral qui ne les oblige en rien légalement. "Certes, précise Aurore LARTIGUE dans La Croix, mais se dédire risquerait de leur coûter cher en termes d’image. Et ces milliardaires jugent peut-être nécessaire de redorer leur blason, sérieusement terni par la crise financière qui a plongé dans la crise des dizaines de millions d’Américains".

Pourquoi l’exemple américain a peu de chances d’être repris en France

L’engagement public de ces quarante milliardaires américains à verser la moitié de leur fortune à des organisations caritatives a peu de chances de se produire en France, même si les mentalités et la législation ont évolué au cours des dernières années.

Les "grandes fortunes qui ont bon cœur sont bien plus présentes aux Etats-Unis qu’en France, c’est une tradition anglo-saxonne", remarque Valérie Daher, directrice de la communication d’Action contre la faim (ACF). "On imagine mal Bernard Arnault (patron du groupe de luxe LVMH, première fortune de France) ou Gérard Mulliez (groupe Auchan, deuxième fortune) faire la même chose", poursuit-elle.

"Je ne suis pas sûre que l’exemple des grandes fortunes américaines soit suivi en France, car nous n’avons pas le même rapport à l’argent", renchérit Marie-Charlotte Brun, responsable du marketing et des dons à Médecins sans frontières (MSF). "L’argent n’est pas un sujet tabou aux États-Unis", souligne-t-elle.

De fait, un fossé culturel sépare la France des États-Unis au sujet du "charity-business". Outre-Atlantique, le don fait partie de la norme, voire de l’obligation sociale pour les plus aisés, et s’en trouve d’autant plus médiatisé.

"La culture est différente", explique Agnès Lamoureux, directrice de la communication à la Fondation de France. "En France, il y a une grande générosité, mais ça se fait dans la discrétion par rapport aux États-Unis où le rapport à l’argent et à la fortune n’est pas du tout le même." "Et puis, c’est la culture anglo-saxonne", poursuit-elle, "où l’État est moins présent et donc la tradition de redonner à la société est quelque chose de plus courant qu’en France."

A titre d’exemple, elle indique que la Fondation de France a récemment reçu un legs de 130 millions d’euros d’une généreuse donatrice sans héritier, ce qui est "exceptionnel", relève-t-elle. Or, les fortunes de Bill Gates et Warren Buffet, les initiateurs du "giving-pledge", sont respectivement évaluées à 53 et 47 milliards de dollars, ce qui porterait le montant de leur don commun à 50 milliards de dollars s’ils tiennent promesse.

Par ailleurs, alors que les Américains donnent leur argent pour financer les hôpitaux, les écoles ou simplement les parcs publics, il est acquis en France que c’est l’État qui est chargé de la redistribution sociale, souligne Monique Pinçon-Charlot, sociologue. "La France est un pays républicain où la solidarité citoyenne, à travers l’impôt, donne à l’État la responsabilité de répartir les richesses accumulées dans les familles les plus riches au bénéfice de celles qui n’ont pas cette chance", relève la sociologue. Enfin, elle estime que les milliardaires américains qui ont pris cet engagement "vont retirer un capital social qui n’a pas de prix, c’est-à-dire une reconnaissance de leur place dans la société, dans la classe dominante".

Alors qu’en France, cette reconnaissance de "l’excellence sociale" passe en grande partie par l’appartenance à des dynasties de grandes familles fortunées, ce "qu’on ne peut pas acheter".

Reste que "la philanthropie se développe" dans l’Hexagone depuis plusieurs années, grâce notamment à une législation fiscale plus favorable, observe Agnès Lamoureux. Et que malgré une culture de la discrétion plus prégnante en France, les donateurs hésitent moins désormais à faire apposer une plaque rappelant leur don, assure-t-elle.

En savoir plus : www.givingpledge.org

 

A la une

11 août 2010 : PME française et RSE

 Le ministère de l’Economie a publié le 29 juillet une étude réalisée par BVA Opinion qui révèle que plus de la moitié des entreprises françaises ne se sentent pas concernées par les questions de développement durable. Seulement 32% d’entre elles se sont engagées dans la voie « verte ». Faut-il davantage communiquer sur l’intérêt que présente la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) ?

La RSE est la démarche qui consiste à rechercher une performance pas uniquement financière, mais aussi sociale et environnementale. Elle permet à l’entreprise d’augmenter ses performances commerciales et financières, de réduire ses risques (juridiques, industriels et économiques), tout en renforçant sa compétitivité.

Malgré ces avantages apparents, 52% des entreprises interrogées ont coché la case « n’a pas l’intention d’investir dans le développement durable », contre 15 % qui ont l’intention de le faire [2].

Ces résultats tranchent avec un sondage réalisé pour la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) en mars 2010, analyse BVA. En effet, 81% des PME déclaraient avoir « intégré dans leur réflexion » le développement durable. « Il y a donc encore un fossé entre la réflexion et l’investissement », précise l’institut d’opinion.

De fortes disparités par tailles d’entreprises et par secteurs ont été constatées. « Seules les très petites entreprises (TPE) sont une majorité (56%) à ne pas avoir l’intention d’investir », relève le sondage. Les PME de tailles moyennes (de 50 à 249 salariés) sont déjà plus mobilisées, près de la moitié d’entre elles ayant déjà investi dans le développement durable. « Les plus grosses entreprises (250 salariés et +) sont proportionnellement un peu moins nombreuse a avoir investi, mais elles sont deux fois plus nombreuses que les PME de taille moyenne à avoir l’intention de le faire ».

Le secteur agricole est celui qui fait le plus d’efforts (48% des entreprises investies), suivi du BTP (31%) et de l’industrie (28%). Le secteur « commerce et réparation (d’automobiles) » avoue à 64% n’avoir au contraire aucune intention de prendre des mesures en lien avec le développement durable.

« Cela montre que le développement durable est sans doute pris avant tout dans son acceptation environnementale », le monde agricole par exemple « étant plus que les autres soumis à des obligations ou à de fortes incitations en la matière (utilisation d’engrais, émission de gaz à effet de serre notamment) ».

Mais il semblerait que la raison pour laquelle les entreprises rechignent à s’investir tiendrait davantage à des raisons économiques, nous a confié Steeve Flanet, chargé d’étude de l’institut BVA. « Parmi les entreprises contactées, certaines ont spontanément indiqué qu’elles n’avaient pas les moyens de mettre de l’argent dans une démarche qu’elles ne dénigrent pas pour autant », précise-t-il.

Télécharger l’étude 

A la une

11 août 2010 : Marché des quotas de CO2 aux USA

 Onze Etats américains et provinces canadiennes ont annoncé, lundi 26 juillet, l’ouverture prochaine du plus important marché des quotas d’émissions de gaz à effet de serre d’Amérique du Nord. Réunis à l’invitation du gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, les dirigeants dela Western Climate Initiative (WCI) ont présenté un projet sur lequel ils phosphorent depuis déjà quatre ans.

 Prévu pour démarrer en 2012, ce dispositif obligera les installations industrielles émettant plus de 25.000 tonnes de CO 2 équivalent par an à réduire leurs émissions. L’objectif visé est de diminuer de 15%, en huit ans, les rejets de sept gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote, trifluorure d’azote, hexafluorure de soufre, hydrofluorocarbones, perfluorocarbones) des 11 Etats et provinces : Arizona, Californie, Utah, Nouveau Mexique, Washington, Oregon, Montana, Colombie britannique, Manitoba, Ontario et Québec. Des régions qui abritent 20% de la population américaine et 79% des Canadiens. Si le but était atteint, le montant total des économies d’énergie pourrait atteindre les 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020.

Ce beau programme pourrait connaître quelques tentatives de torpillage. A l’initiative de deux compagnies pétrolières texanes, la Californie organise, en novembre, un référendum sur l’application dela loi AB 32, à l’origine de la création dela WCI. Parailleurs, l’Arizona, l’Utah, l’Etat de Washington, l’Oregon, le Montana et le Manitoba ont annoncé qu’ils retarderaient l’ouverture, sur leur territoire, du marché de GES, par peur de voir monter les prix de l’énergie.

Si elle voit le jour, la WCI sera le second marché nord-américain de permis d’émission de GES, aprèsla Regional Greenhouse GasInitiative (RGGI) qui régule les émissions de CO2 des centrales électriques du Connecticut, du Delaware, du Maine, du Maryland, du Massachusetts, du New Hampshire, du New Jersey, de New York, de Rhode Island et du Vermont. Créé en 2003, la RGGI vise à ce que les centrales thermiques de plus de 25 MW des Etats membres réduisent de 10% leurs émissions de CO 2 entre 2008 et 2018.

Aux Etats Unis il est évident que les gouverneurs sont beaucoup plus proactifs que l’Etat fédéral dont la loi sur le climat a, une nouvelle fois, essuyé un revers et devra être revotée en novembre prochain.

A la une

11 août 2010 : CO2 aux enchères

 Le ministère de l’environnement, Jean Louis Borlo, se félicite dans un communiqué du 26 juillet du vote européen en faveur du projet de règlement sur la mise aux enchères de quotas de CO2. Le texte concerne la troisième période d’échange de droits d’émission (ETS), qui démarrera le 1er janvier 2013.

Le 14 juillet dernier, une étape importante a été franchie. Les vingt-sept ont adopté à l’unanimité les règles proposées par le comité sur le changement climatique de la Commission, pour la mise aux enchères des permis d’émission.

Actuellement, le système consiste à allouer gratuitement aux sites industriels et aux installations de production d’énergie la majorité des quotas d’émissions, plus d’un milliard par an. Avec le nouveau règlement, dès 2013, au moins 50 % de ces quotas devront être vendus aux enchères. Le but étant d’atteindre une mise aux enchères intégrale en 2027. Et ceci « pour des recettes de l’ordre de 15 milliards d’euros par an aux cours actuels », rappelle le ministère français de l’environnement.
En ce qui concerne l’aviation, 15 % des quotas seront mis aux enchères dès l’entrée en vigueur de la directive qui intègre les activités aériennes dans le système ETS, c’est-à-dire en 2012.

Le projet de règlement prévoit que « les Etats membres et la Commission offrent conjointement une plate-forme commune établissant les règles de mise enchères des quotas d’émission au nom des États membres ». Mais les Etats qui le désirent, comme ceux qui pratiquent déjà des enchères, pourront se retirer de la plate-forme commune (opt-out) afin de créer leur propre plate-forme, sous certaines conditions.

La France a défendu cette vision. Le rapport remis, en juillet 2009, au gouvernement par Jean-Michel Charpin, Inspecteur général des Finances, allait dans ce sens. « Une telle organisation garantirait l’unicité du prix du carbone en Europe, et constituerait la meilleure option pour réduire les coûts à la fois pour les Etats et pour les enchérisseurs privés », explique le ministère.

Les enchères feront également l’objet d’une surveillance et d’une régulation particulières, puisque le projet de règlement instaure un cadre juridique pour minimiser les risques de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme, la criminalité financière, les délits d’initiés et les manipulations de marché. La mise en place d’un cadre européen de supervision des marchés du carbone est très attendue par la France. En particulier, une surveillance décentralisée des marchés est préconisée par le rapport de Michel Prada, ancien président de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Le Conseil et le Parlement européen ont trois mois pour présenter d’éventuelles objections au projet de règlement. Le texte sera ensuite adopté par la Commission.

A la une

11 août 2010 : Certains pour, d’autres contre ...

Dans une lettre publiée le 21 juillet dans le Financial times et reprise par le journal Les Echos, ils soutiennent l’idée de passer à un objectif de réduction de 30 % de CO2 d’ici 2020, au lieu des 20 % actuels. Cette position va dans le sens de la déclaration commune des ministres de l’environnement allemand, anglais et français publiée le 15 juillet dans la presse.

La lettre, pilotée par l’Université de Cambridge, indique qu’en « adoptant un objectif plus ambitieux, non seulement l’Union Européenne aura un impact direct sur le prix du carbone d’ici à 2020, mais elle délivrera également des signes économiques encourageants dont les entreprises ont besoin afin d’investir des milliards d’euros dans les produits, services, technologies et infrastructures à faibles émissions ». Pour ces entreprises, parmi lesquelles figurent l’Oréal, Nestlé, British Telecoms, ou la banque Lloyds, l’avenir concurrentiel se joue maintenant.

Toutes cependant ne sont pas d’accord avec ces objectifs ambitieux.

Dans un communiqué du 21 juillet, l’Union des industries chimiques (UIC) déclare que porter l’objectif de réduction des GES à – 30% entrerait « en parfaite contradiction avec la conclusion récente du Conseil européen qui a rappelé que ce n’est pas le moment d’accroître la contrainte sur la réduction des GES ». Pour Olivier Homolle, président de l’UIC, « sans engagement international de tous les acteurs, l’objectif de réduction de 30 % de gaz à effet de serre dégraderait la compétitivité de l’industrie chimique en Europe ».

Télécharger la lettre

A la une

11 août 2010 : Nouvelle Stratégie Nationale de Développement durable

 Présidé par Jean Louis BORLOO, Ministre d’État, Ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, le Comité Interministériel pour le Développement Durable (CIDD), réunissant les membres du Gouvernement et la Déléguée interministérielle au Développement durable, a adopté le 27 juillet 2010 la nouvelle Stratégie Nationale de Développement Durable pour la période 2010-2013 (SNDD).

 

Elaborée dans un contexte mondial marqué par des crises économiques et financières, par des enjeux environnementaux de plus en plus prégnants et par une exigence accrue de solidarité tant au niveau national qu’international, la SNDD pose les bases d’un mode de développement durable organisé autour d’une économie verte et équitable, à la fois sobre en ressources naturelles (énergie, matières premières, eau, espace, biodiversité...) et décarbonnée mais intégrant aussi les dimensions humaines et sociales.

La SNDD 2010-2013 se présente sous la forme d’un document volontairement synthétique, structuré en 9 défis clés, chacun décrit en termes d’objectifs, de choix stratégiques et de leviers d’action.

La SNDD est le cadre de référence et d’orientation pour l’ensemble des acteurs de la Nation, publics et privés, pour les aider à structurer leurs propres projets et politiques autour de choix stratégiques et d’indicateurs de développement durable. Elle a également vocation à assurer la cohérence et la complémentarité des engagements de la France au plan national, européen et international.

Pendant toute l’année 2009, cette stratégie ainsi que ses indicateurs, qui s’inscrivent dans la continuité des réflexions de la commission Sen-Stiglitz-Fitoussi, ont fait l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des ministères, mais aussi avec tous les acteurs socio-économiques, en élargissant cette consultation par Internet et par une série d’ateliers de concertation et d’avis – notamment ceux du Comité de suivi du Grenelle et du Conseil Economique, Social et Environnemental.

La SNDD fera l’objet d’un rapport annuel au Parlement rendant compte de sa mise en œuvre dans les politiques publiques nationales, conformément à l’article premier de la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement (Grenelle 1).

« Cette stratégie à présent adoptée, il appartient à chacun, acteurs publics, économiques et associatifs, de se l’approprier afin de construire collectivement les voies d’une économie plus verte et plus équitable, seule réponse positive aux crises auxquelles notre société doit faire face pour préparer l’avenir. » a conclu Jean-Louis BORLOO.

Télécharger la stratégie 

A la une

11 août 2010 : La Bourse Carbone sous l’autorité de l’AMF ?

Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, souhaite une meilleure régulation, au niveau national et européen, des marchés de quotas d’émission de CO2. Michel PRADA lui avait remis en avril dernier un rapport faisant des propositions sur ce sujet.

Depuis, la Direction Générale du Trésor, la Direction Générale de l’énergie et du climat, l’Autorité des marchés financiers, la Commission de régulation de l’énergie et l’Autorité de contrôle prudentiel ont élaboré des solutions opérationnelles pour mieux réguler ces marchés qui pourraient être mises en œuvre par amendement dans le cadre du projet de loi de régulation bancaire et financière.

Ces solutions reposent sur trois piliers :

- la possibilité d’’échanger des quotas de CO2 sur un marché règlementé supervisé et surveillé par le régulateur financier ;
- l’extension au marché au comptant des quotas de CO2 des compétences de l’Autorité des marchés financiers en matière de surveillance, d’’enquête et de sanction ;
- l’organisation de la coopération entre l’Autorité des marchés financiers et la Commission de régulation de l’énergie pour assurer une surveillance efficace du marché des quotas de CO2.

Ces propositions doivent permettre à l’entreprise française Bluenext, principal acteur européen du marché au comptant du CO2, de devenir un marché réglementé supervisé par l’AMF et ainsi de pouvoir prétendre devenir la plateforme européenne commune de mise aux enchères de quotas européens qui devra être choisie par la Commission en fin d’année 2010.

A suivre à la rentrée de septembre prochain. 

A la une

10 août 2010 : PVD et CO2, des engagements réels

 Six pays en développement se sont engagés de manière informelle le 18 juillet à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Antigua et Barbuda, le Costa Rica, l’Ethiopie, les Maldives, les îles Marshall et les îles Samoa ont un point commun : ils sont particulièrement menacés par le changement climatique et la montée des eaux.

Comme pour montrer l’exemple aux pays développés, les six pays ont voulu signifier leur intention de « poursuivre leur croissance en développement durable », selon un communiqué de presse du président des Maldives daté du 18 juillet. Pour chacun, les objectifs à atteindre sont chiffrés.
Ces Etats étaient réunis aux Maldives dans le cadre du groupe Cartagena, qui rassemble 27 pays riches et en développement, un espace de discussions ouvert aux déçus de Copenhague et de la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (CCNUCC).
Les îles Marshall ont promis de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone de 40 % avant 2020. Les engagements pris par Antigua et Barbuda sont plus mesurés : baisse d’un quart de ses émissions d’ici 2020 par rapport à ses niveaux de 1990.
Quant aux Maldives et Costa Rica, ils ont réaffirmé leur engagement de « neutralité carbone » (consistant à compenser les émissions de dioxyde de carone d’une activité utilisant des énergies fossiles) pour 2020 et 2021. « Nous travaillons à établir un système robuste pour montrer l’exemple aux pays qui recherchent une stratégie de baisse des émissions. Nous espérons aussi établir dans le futur un standard international pour les Etats qui veulent partager cet objectif de neutralité carbone », a révélé Andrei Bourrouet, vice-premier ministre de l’environnement du Costa Rica lors de la conférence.
De même, l’Ethiopie vise la neutralité carbone d’ici 2025. Objectif similaire pour Samoa, qui veut l’atteindre avant 2020.
Les six pays, peu émetteurs de CO2 car peu industrialisés, mettent la barre haute. Ils attendent des grandes nations qu’elles suivent leur mouvement . « Quand ceux qui ont le moins commencent à faire le plus, cela montre que les ambitions de chacun peuvent être relevées », a encouragé Mohamed Nasheed, le président des Maldives, lors de la clôture de la rencontre hier. Le grand réveil sera-t-il pour le sommet de Cancun en novembre ?

A la une

10 août 2010 : Evaluation des salariés et bien être

 Selon le rapport « bien-être et efficacité au travail », rendu par la commission Lachman en février 2010, « l’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés ».

Voilà une proposition bien ambitieuse. Mais faire de l’entretien d’évaluation un instrument de bien-être au travail, est-ce réellement envisageable ?

En pratique, on constate que les perceptions sur l’entretien annuel sont plutôt ambivalentes. Lors des enquêtes d’opinion, il n’est pas rare que les salariés dénoncent un rituel managérial sans signification (1). Plus préoccupant encore, l’entretien est quelquefois mentionné comme un véritable instrument de harcèlement et, juridiquement, les tribunaux n’hésitent pas à le reconnaître comme un élément capable de détériorer la santé mentale au travail. Pourtant, compte tenu des enjeux de la gestion des ressources humaines (formation, promotions, salaires…), il est rare de rencontrer un DRH qui puisse prétendre s’en passer. 80 % des DRH déclarent d’ailleurs que l’entretien est leur outil favori d’évaluation des performances (2). Il est également un passage obligé de la littérature managériale. Dès lors, une réfl exion sur le sujet s’impose, car nous sommes convaincus, à l’instar de la commission Lachmann, que l’entretien annuel d’évaluation, lorsqu’il est bien conçu et bien mené, peut réellement contribuer au bienêtre et à l’efficacité des salariés.

Travailler sur l’entretien le plus en amont possible
Comme nous venons de le noter, l’entretien d’évaluation doit tout d’abord être bien conçu. Avant de mettre en place cet outil de management, il faut ainsi se poser les bonnes questions : – pourquoi mettre en place un tel système ? – que cherche-t-on à évaluer ? Par rapport à quelles références ? – selon quelles méthodes le mener à bien ? – quelle sera la qualité de cette évaluation et son exploitation ultérieure ? C’est dans ce cadre, c’est-à-dire en amont du processus de mise en place, que les questions liées au bien-être et à l’effi cacité au travail doivent être intégrées.

Bien définir la finalité de l’entretien
En ce qui concerne les ressources humaines, il est classique d’affi rmer que l’entretien permet d’évaluer « les performances de ses collaborateurs ». Cette conception est le refl et de l’approche anglo-saxonne, selon laquelle l’entretien d’évaluation se défi nit comme « performance appraisal » (évaluation de la performance). Or, selon nous, cette approche de l’entretien annuel doit être écartée si l’on veut faire du bien-être au travail un axe de politique RH. En effet, le mot « performance » est ambigu. Rappelons que, dans son acception initiale, il désigne les résultats obtenus lors des compétitions sportives. Or, la thématique sportive, pour séduisante qu’elle soit, n’a pas forcément sa place en entreprise (n’en déplaise à certains services de communication interne qui abusent de ce champ lexical…). En effet, un manager n’est pas un coach, exigeant de ses équipes la réalisation d’exploits et qui mesure inlassablement et minutieusement leurs résultats pour les sélectionner. Concevoir l’entretien annuel sous cet angle reviendrait à l’instrumentaliser. Les méthodes d’évaluation basées sur le « forced ranking », qui consiste à demander aux managers de classer leurs collaborateurs dans différentes cases à la grandeur prédéfinie, sont à cet égard assez destructrices. 

Sources : WK-RH et les Cahiers du DRH

Télécharger l’article au format PDF

Télécharger le rapport complet

A la une

10 août 2010 : Le développement durable, facteur clé de succès en entreprise ?

 Selon une étude menée par le Pacte Mondial des Nations Unies et Accenture, les chefs d’entreprises considèrent le développement durable comme une composante clef de leur succès. Le développement durable pourrait faire partie intégrante du cœur de métier des entreprises d’ici moins de dix ans.

Une écrasante majorité de dirigeants d’entreprises (93%) pensent que la prise en compte de la composante développement durable dans leur stratégie va devenir indispensable pour le futur succès de leur entreprise. Ils estiment également qu’un point d’inflexion pourrait être atteint d’ici une dizaine d’années, lorsque le développement durable sera complètement intégré au cœur de métier de leur entreprise – à travers ses compétences, processus et systèmes, mais également du siège aux filiales et tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de transport.

Telles sont deux des principales conclusions d’une enquête menée auprès de 766 dirigeants d’entreprises à travers le monde – la plus vaste enquête sur ce thème jamais réalisée au sein des entreprises – et publiée par le Pacte Mondial des Nations Unies et Accenture. L’étude complète s’appuie sur cette enquête en ligne, complétée par des entretiens approfondis avec 50 des principaux dirigeants d’entreprises au monde.

Intitulée A New Era of Sustainability : UN Global Compact-Accenture CEO Study 2010, elle révèle en outre que les récents bouleversements économiques mondiaux n’ont guère entamé la volonté des entreprises de s’engager dans la voie du développement durable. Ils auraient même eu l’effet inverse : 80 % des dirigeants d’entreprises considèrent en effet que la récession a contribué à en souligner l’importance. À l’heure où les entreprises doivent répondre aux défis de la crise financière, le développement durable apparaît à la fois comme un levier de réduction des coûts et de croissance. Bon nombre d’acteurs y voient également une condition essentielle pour se développer sur de nouveaux marchés.

Les résultats de l’enquête montrent que les entreprises prennent le développement durable très au sérieux. Dans une étude comparable menée en 2007, ils étaient 50 % de dirigeants à déclarer que la composante développement durable se reflétait dans la stratégie et les activités de leur entreprise. En 2010, cette proportion atteint 81 %.

S’ils sont conscients de la diversité et de la complexité des enjeux posés par la globalisation, de nombreux dirigeants d’entreprises affirment avoir accompli des progrès en trois ans, dans la mesure où ils sont passés de l’élaboration à la mise en œuvre d’une stratégie développement durable.

La concrétisation de leurs objectifs se heurte toutefois à plusieurs obstacles :

  • difficulté à déployer une stratégie englobant l’ensemble des fonctions de l’entreprise (pour 49 % des répondants) ;
  • existence d’autres impératifs stratégiques (48 %) ;
  • manque de reconnaissance des marchés financiers (34 %).

Les dirigeants d’entreprises estiment par ailleurs que plusieurs conditions devront être remplies avant de pouvoir ancrer le développement durable dans leur cœur de métier, et que la réalisation de ces conditions repose en grande partie sur les épaules des entreprises.

Cinq priorités ont ainsi été identifiées :

  • modifier les comportements des consommateurs afin de stimuler la demande de produits durables ;
  • former les managers, les collaborateurs et la prochaine génération de dirigeants à la gestion des problématiques de développement durable ;
  • sensibiliser les investisseurs ;
  • mesurer les performances de l’entreprise en la matière – et expliquer la valeur créée pour l’ensemble de la société ;
  • collaborer avec les pouvoirs publics pour aider à clarifier le cadre réglementaire et d’en systématiser l’application.

Malgré la nécessité de rallier les investisseurs à la cause du développement économique durable, moins de 50 % des dirigeants interrogés (issus de sociétés cotées en Bourse) déclarent communiquer sur ce sujet avec les analystes financiers. Et si les dirigeants sont quasi-unanimes à penser que les actions de leur entreprise dans ce domaine ont une incidence positive sur sa valorisation – en termes de croissance, de coûts, de risques et d’image de marque – cet impact reste difficilement quantifiable au moyen d’indicateurs traditionnels comme la réduction des coûts ou la croissance du chiffre d’affaires.

"L’amélioration de la performance sociale et environnementale de l’entreprise demande du temps, des efforts et un engagement sincère de la part de l’équipe dirigeante, explique Georg Kell, directeur exécutif du Pacte mondial des Nations Unies. Deux-tiers des répondants considèrent le Pacte Mondial comme un forum privilégié pour partager les meilleures pratiques et les idées nouvelles en matière de développement durable, et nous nous réjouissons de pouvoir les aider à développer des politiques constructives et des mesures concrètes."

Toujours selon l’étude, les dirigeants d’entreprise sont confrontés à d’autres défis importants ; il leur faut notamment convaincre les investisseurs de l’intérêt en termes de valorisation que représente le développement durable, et regagner la confiance de l’ensemble des parties prenantes au sortir de la crise financière mondiale.

"Après avoir observé une prudence de rigueur tout au long de la récession, les dirigeants d’entreprises ont le sentiment que l’heure est venue de passer à l’offensive et d’inscrire le développement durable dans la stratégie globale de l’entreprise et dans sa mise en œuvre, déclare Bruno Berthon, responsable monde de l’offre de services Développement Durable d’Accenture. Les dirigeants d’entreprises savent qu’ils vont devoir prendre le sujet en main et veiller à articuler leurs modèles opérationnels autour des aspects sociétaux et environnementaux, éliminer rapidement les obstacles dans des domaines comme la gestion de la performance et de la chaîne logistique, satisfaire et créer la demande client, de manière à faire du développement durable un levier de croissance et d’innovation."

Les efforts des entreprises en matière de développement durable répondent essentiellement à trois objectifs : développer la marque, restaurer la confiance et asseoir la réputation.

Pour 72 % des répondants, il s’agit là de l’une des trois principales raisons qui les poussent à agir, loin devant les perspectives de croissance du chiffre d’affaires et de réduction des coûts (44 % des répondants), les convictions personnelles (42 %), les demandes des clients et des consommateurs (39 %) et l’engagement et la fidélité des collaborateurs (31 %).

Par ailleurs,

  • 83 % des répondants pensent que la crise économique a révélé le rôle central du développement durable en matière de restauration de la confiance dans le monde des affaires ;
  • 80 % indiquent nécessaire de faire du développement durable une priorité du leadership ;
  • 77 % déclarent que la crise les a conduits à adopter une vision à plus long terme de l’activité et du rôle du développement durable.

D’autres conclusions ressortent également de l’étude.

L’éducation et le changement climatique apparaissent comme les deux « principaux défis » à relever, suivis de la raréfaction des ressources et de la santé ; 72 % des répondants considèrent l’éducation comme un enjeu crucial pour l’avenir de leur entreprise, suivi du changement climatique pour 66%.
Par ailleurs, 91 % des dirigeants interrogés affirment que leur entreprise déploiera de nouvelles technologies pour faire face aux problèmes environnementaux dans les cinq années à venir (développement des énergies renouvelables, renforcement de l’efficacité énergétique, etc.).
Enfin, 78 % des répondants estiment que leur entreprise devrait s’attacher à nouer des partenariats pour identifier des solutions, notamment avec les fournisseurs, les ONG, mais aussi les pouvoirs publics.
"Il est clair, d’après les résultats de l’étude, que les entreprises du monde entier vont devoir retrousser leurs manches pour développer des programmes de développement durable au cœur des métiers de l’entreprise, explique Bruno Berthon. Si elles y parviennent au cours de la prochaine décennie, la réglementation, la technologie, les pratiques d’investissement et les habitudes de consommation subiront de profondes mutations, avec à la clé de grands gagnants et de grands perdants dans tous les secteurs d’activité."

Consulter le site internet dédié

Télécharger l’étude

A la une

4 juillet 2010 : Viva la révolution ! ... énergétique

Voilà plusieurs années que les experts de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’inquiètent. En effet, constatent-ils, les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne cessent de croître à un rythme toujours plus rapide. De 1990 à 2000, nos rejets de GES ont augmenté de 1 % par an, contre 3 % l’an, en moyenne, entre 2001 et 2008.
Conclusion logique : « Les tendances actuelles ne sont de toute évidence pas viables au regard de l’environnement, de la sécurité énergétique et du développement économique », souligne l’agence de l’OCDE dans sa dernière production, publiée jeudi 1er juillet. 

Perspectives des technologies de l’énergie 2010 n’est pas un catalogue de réacteurs ou d’éoliennes du futur. Mis à jour chaque année depuis 2006, ce rapport est, en quelque sorte, le vade-mecum de la révolution énergétique qui doit être faite pour minorer tout risque d’emballement du climat.

A très gros traits, les climatologues du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estiment que les émissions anthropiques de GES doivent être réduites de 50 % d’ici 2050 pour éviter que la température moyenne mondiale ne progresse de plus de 2°C, par rapport à l’ère pré-industrielle. Or, compte tenu du parc énergétique actuel, de notre consommation d’énergie et des tendances « au fil de l’eau », notre appétit en kilowattheures (kWh) devrait plutôt augmenter de 40 à 50 % durant la première moitié du siècle. Ce qui pourrait amener le thermomètre planétaire à voir monter son mercure de 3 à 4°C.

Depuis le sommet du G8 de Heiligendamm, en 2007, l’un des rôles dévolus à l’AIE est de proposer des scénarios énergétiques durables. Ou comment réaliser la révolution énergétique mondiale sans mettre à bas le système économique actuel ?
La route tracée par l’AIE ne sera pas des plus simples. Pour parvenir à diminuer de moitié notre empreinte carbonique, l’agence parisienne estime inévitable de réduire de 64 % l’intensité carbone de notre consommation d’énergie. Celle-ci, en effet, ne pourra qu’augmenter du seul fait de la croissance démographique.
Intitulé Blue Map, le scénario vertueux de l’AIE est très ambitieux. Il prévoit de réduire de 4 % notre consommation d’hydrocarbures liquides, mais de 36 % notre demande de charbon, de 12 % celle de gaz naturel. Le tout pour laisser une large place aux énergies renouvelables (ENR) qui fourniront près de 40 % de l’approvisionnement énergétique total, dont la moitié apportée par les agrocarburants.

Du général au particulier

Pour l’électricité, les efforts à réaliser ne sont pas de moindre ampleur. En 2050, estime le rapport, 48 % des électrons devront être produits à partir d’ENR. L’atome étant à l’origine du quart de la production d’électricité. Un sacré pari sur l’avenir : l’AIE imagine que 17 % de la production électrique sera le fait de centrales thermiques à flamme équipées de systèmes de capture et de séquestration géologique du CO2 (CSC).

Bien évidemment, les consommateurs devront eux aussi contribuer au changement de paradigme énergétique. Grâce à l’utilisation d’une électricité presque décarbonée (son facteur carbone sera de 67g.CO2/kWh contre 350 g.CO2/kWh en 2008) et de nouvelles techniques de construction, les bâtiments verront leurs émissions diminuer des deux tiers.

L’automobile ne ressemblera pas à celle que nous connaissons. Plus de 8 véhicules sur 10 seront hybrides rechargeables ou électriques. La consommation d’hydrocarbures par le secteur des transports diminuera de moitié en 40 ans.
Avec la généralisation de la CSC, de plus forts taux de recyclage et une efficacité énergétique accrue, l’industrie lourde pourra réduire de 25 % ses émissions de GES.

Et tout ça à quel prix ?

Certes, cette mutation a un prix. Selon ses promoteurs, les investissements qui devront être consentis pour construire un système énergétique durable sont considérables : 316.000 milliards de dollars (255.000 milliards d’euros) sur une cinquantaine d’années. Soit 17 % de plus qu’un système classique dimensionné pour un plus grand nombre d’habitants.

Le montant de la facture est considérable. Mais à bien y regarder, cette nouvelle façon de consommer l’énergie nous permettrait aussi de réduire de 112.000 milliards $ (90.000 milliards €), en un demi-siècle, le montant de notre facture de combustible et de carburant. Sans oublier le bénéfice pour le climat, par essence inestimable.

Télécharger la synthèse du rapport

A la une

4 juillet 2010 : Politiques d’achat responsable

Ernst & Young publie la première étude sur l’intégration des principes de développement durable dans les stratégies d’achat des entreprises. Elle met en lumière le nouveau rôle central que les responsables achats sont désormais appelés à jouer, étant au carrefour des projets liés au développement durable dans l’entreprise. En effet, au-delà de leurs missions classiques d’optimisation des coûts, d’examen de la qualité des fournisseurs et de gestion des risques, ils ont aujourd’hui la responsabilité d’aller plus loin dans l’intégration et la déclinaison opérationnelle des principes de développement durable pour en faire un élément supplémentaire de compétitivité.

 L’achat durable est une réalité opérationnelle

L’étude montre que les entreprises interrogées ont mis en place différentes initiatives opérationnelles, pour intégrer la dimension développement durable dans leurs politiques d’achats :

  • 70% des répondants citent comme initiative première le recueil de données environnementales sur les produits auprès des fournisseurs. 
  • 67% des répondants mentionnent l’achat de prestations de recyclage de déchets et/ou la création de filière de recyclage avec certains fournisseurs. 
  • 65% mentionnent le recours à des fournisseurs à vocation sociale.

"La maturité des entreprises en matière de développement durable relatif aux achats a passé un cap significatif" constate Eric Salviac, Directeur chez Ernst & Young Advisory. "Au-delà de la mise en conformité puis de l’image, il s’agit désormais d’un sujet de compétitivité et de proposer une offre répondant à une demande clients. jouer seulement sur l’image et la perception n’est plus d’actualité. Il faut agir d’abord et communiquer ensuite sur des actes", ajoute-il.

L’achat durable face à la pression sur les coûts

L’intégration du développement durable au sein de la filière achats ne se fait pas sans mal, car les éléments de court terme - pression à la baisse des coûts - entrent en contradiction frontale avec les concepts de "coût complet" et d’approche de long terme inhérents au développement durable, dont les bénéfices ne se mesurent pas toujours facilement.

  • 56% des personnes interrogées citent le coût de la démarche pour l’entreprise comme un handicap majeur en particulier dans un contexte de fortes restrictions budgétaires et d’optimisation des coûts. 
  • 42% du panel souligne la difficulté à mesurer les résultats concrets du développement durable et le manque d’indicateurs de mesure. 
  • 35% des répondants citent le coût de la démarche supporté cette fois par les fournisseurs.

"Une solution aux réticences d’ordre budgétaire est de réfléchir systématiquement en coût complet. Ceci revient à prendre en compte la somme des coûts directement imputables à un bien ou à un service sur l’ensemble de son cycle de vie (ex : transport, maintenance, stockage, coût de fin de vie liés au recyclage) et non seulement son coût d’acquisition. Ainsi, la stratégie d’achats durables devient compatible avec une politique d’optimisation des coûts" ajoute Eric Salviac.

L’achat durable : un critère de sélection et d’évaluation du risque fournisseur

L’étude révèle que plus des trois quarts des entreprises interrogées déclarent prendre en compte des critères de développement durable dans leur choix de fournisseurs. Dans ce cas, ils déclarent porter une attention particulière à la certification des sites (74% des répondants), le respect des droits et des conditions de travail (63%) et l’existence d’une charte environnementale au sein de l’entreprise (62%).

La dimension développement durable est notamment prise en compte lors des évaluations formalisées du risque fournisseur par les entreprises. au-delà du traditionnel risque financier (cité par 82% des répondants), elle ressort au travers des critères sociaux (mentionnés par 65% des personnes interrogées) et environnementaux (54%). "On assiste à une mutation de la relation des entreprises avec leurs fournisseurs. Elle peut aller de la recherche de solutions et de produits intégrant la notion de développement durable jusqu’à la création de véritables filières capables de fournir un approvisionnement régulier" souligne Eric Salviac.

L’étude montre d’ailleurs que la majorité des acheteurs interrogés (83%) a déjà été amenée à demander à des fournisseurs des données environnementales sur leurs produits. Seul un quart des entreprises déclare ne rencontrer aucune difficulté pour obtenir ces informations. Les trois quarts restants se heurtent à la complexité de la démarche, à la difficulté de s’entendre sur un référentiel clair voire à l’incompréhension des fournisseurs, pas toujours formés sur ces aspects.

L’achat durable : de nouvelles compétences pour les acheteurs

Outre les objectifs habituels sur les coûts, la qualité et les délais, les directions achats sont désormais positionnées sur le thème du développement durable à des degrés divers - de la diminution des consommations au recours accru au recyclage. Cette évolution du rôle des directions achats, implique le développement de nouvelles compétences par les acheteurs et induit une transformation rapide de ce métier stratégique. "Les directions achats ont manifestement un rôle de plus en plus central à jouer : outre leurs missions traditionnelles, elles assument des responsabilités grandissantes et se retrouvent au cœur de l’intégration du développement durable dans l’entreprise", conclut Eric Salviac.

A la une

4 juillet 2010 : Egalité Femmes - Hommes au Bon Marché

Ils avaient déjà tous signé, le 18 mars, un accord salarial entérinant un plan d’action en faveur de l’équité des salaires entre hommes et femmes pour les responsables de ventes. Soulignant que la situation du Bon Marché , au regard du principe d’égalité, est plutôt satisfaisante, les signataires notent cependant l’intérêt de formaliser l’engagement de l’entreprise en la matière. Ils « s’accordent pour considérer » qu’elle a un rôle dans la « lutte contre les distorsions induites par des phénomènes qui dépassent son cadre », tenant, par exemple, aux orientations scolaires ou à la répartition des tâches liées à la vie familiale. L’accord, triennal, s’applique depuis le 1er mai.

Une entreprise très féminisée

Le Bon Marché est une entreprise très largement féminisée, avec près 70 %de femmesdans ses effectifs. De plus, selon la direction, l’effort de diversité qui y est mené se traduit par l’emploi de 30 % de seniors, de 6 % d’étrangers, de 3 % de jeunes en alternance. Si les signataires estiment que les inégalités qui pouvaient exister entre les femmes et les hommes sont « presque intégralement résorbées », le recrutement futur doit cependant être mené de façon à « rééquilibrer la mixité » sur des emplois pour lesquels les femmes représentent l’essentiel des effectifs. Il s’agit des emplois de conseillers de vente, d’acheteurs chefs de produits, notamment. L’accord prévoit donc de mettre en œuvre une discrimination positive en faveur des hommes dans les emplois majoritairement occupés par des femmes (et inversement). Elle doit également favoriser l’accueil des stagiaires femmes ou hommes dans les domaines où ils sont sous-représentés. En cas de mobilité interne, Le Bon Marché veille à ce que la décision d’attribution du poste tienne compte des éventuels déséquilibres constatés dans l’emploi concerné.
L’accord souligne aussi qu’une clause de respect de la diversité est mentionnée dans les contrats que Le Bon Marché signe avec les cabinets de recrutement et les entreprises de travail temporaire.

La parentalité et la carrière

L’accord renforce les droits attachés à la parentalité. Il prévoit ainsi l’extension du congé parental jusqu’au quatrième anniversaire de l’enfant. Il porte de quatre à cinq jourspar an les droits à absence des parents en cas de maladie de leur enfantde moins de 14 ans, ces absencesétantrémunérées selon les conditions prévues par la CCN des grands magasins. L’accord relève aussi de huit à dix jours le nombre de jours d’absence autorisés en cas de maladie d’un enfant handicapé, quel que soit son âge. Les salariés obtiennent un droit à aménagement d’horairele jour de la rentrée scolaire, de la maternelle à la sixième incluse.
L’accord prévoit encore que, sous réserve d’une ancienneté d’un an, les salariés pères de famille bénéficient d’un congé paternité rémunéré, avec une indemnisation complémentaire égale, après déduction des indemnités journalières de la sécurité sociale, à 100 % du salaire net.
Est également prévue la mise en place d’un groupe de travail paritaire planchant sur la mise en place d’une « conciergerie d’entreprise », proposant des « services personnels » aux salariés.
Enfin, Le Bon Marché s’engage à ce que l’impact des congés maternité, adoption et parental soit « neutralisé » au regard de l’évolution des rémunérations variables.

Emploi et salaires

L’entreprise décide de poursuivre le recrutement de personnes handicapées et l’aménagement des postes de travail nécessaires pour « mieux gérer les reclassements internes », afin d’atteindre un taux d’emploi de 4 % fin 2010 (contre 1,92 % fin 2007).
Les dispositions salariales de l’accord rappellent l’attachement de la direction à une structure de rémunération comprenant une partie fixe (salaire de base) et une part variable (prime de performance) liée aux résultats des différents départements.
Toutefois, pour la sixième année consécutive, l’accord inclut une clause de sauvegarde, aux termes de laquelle les salariés, tous statuts confondus, n’ayant pas eu d’augmentation à la performance de 2007 à 2009, bénéficient d’une augmentation moyenne équivalant à l’augmentation à la performance, soit 1,5 % d’augmentation.
L’entreprise s’engage enfin àsupprimer d’ici fin 2010 les écarts de rémunération injustifiés dans la population des responsables de ventes.
 

Télécharger l’accord

A la une

20 juin 2010 : Emission de CO2 et pouvoir d’achat

 Un rapport sur « les émissions de CO2 du circuit économique en France » a été publié hier par l’Insee et le ministère chargé de l’environnement. Sur les 550 millions de tonnes de CO2 émises en 2005, 40% sont produites à l’étranger et 75% sont imputables à la consommation des ménages. Les habitants les plus aisés émettent plus de deux fois de CO2 que les moins aisés.

 

En 2005, la France a émis près de 410 millions de tonnes de CO2 par son activité économique, soit 6,7 tonnes par an et par habitant, selon lerapport réalisé par l’Insee et le service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Meeddm.

Cela représente toutefois une part relativement faible des émissions mondiales (1,3 %) pour un pays qui pèse 3 % du PIB mondial et 1 % de la population mondiale. L’intensité d’émission de CO2 par habitant, reste d’ailleurs inférieure en France à celle de nombre de pays développés, Etats-Unis en tête. Cela s’explique par la prédominance du nucléaire dans la production hexagonale d’énergie primaire (43%) et électrique (entre 75 et 78 %).

Un tiers des émissions de CO2 est imputable à la combustion des hydrocarbures (essence, fioul, gaz) par les ménages dans les transports (31%) et le chauffage (34%). Les deux-tiers restants sont émis par l’appareil de production national, principalement par les secteurs de l’énergie et des biens intermédiaires (chimie, plastiques, bois etc.).

Toutefois, ce bilan occulte les émissions de CO2 induites à l’étranger par nos importations -supérieures de 20 % à celles de l’industrie nationale (!)- mais aussi celles des produits exportés. Une fois ces dernières prises en comptes, les émissions de CO2 de la demande finale intérieure française s’élèvent à près de 550 millions de tonnes (9 tonnes par an et par habitant), dont 40% émises à l’étranger. Elles sont imputables pour 75 % à la consommation des ménages (logement, transport et alimentation), pour 10 % aux administrations publiques et pour 15 % à l’investissement.

Le rapport de l’Insee confirme par ailleurs que les émissions de CO2 sont corrélées au pouvoir d’achat. Les 20% de ménages les plus aisés induisent, via leurs achats, 29 % des émissions de CO2, alors que les 20% des ménages les plus modestes n’en induisent que 11 %. Toutefois, le contenu en CO2 par euro dépensé est en moyenne plus faible pour un ménage aisé que pour un ménage modeste, du fait notamment d’une part de dépenses pour le chauffage plus élevée. Au final, ce sont les cadres qui sont les plus gros émetteurs. Mais aussi les célibataires. Une personne vivant seule émet deux fois plus (8,6 tonnes) qu’un membre d’une famille nombreuse (4,1 tonnes).

Ce rapport met en œuvre certaines des recommandations de la commission Stiglitz (dans le JDLE) qui avait montré les limites du PIB et la nécessité de mieux rendre compte des interactions entre activité économique et environnement. D’autres rapports similaires devraient bientôt suivre. Le SOeS a en effet engagé un programme, en collaboration avec l’Insee et le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citépa), visant à faire le lien entre l’émission d’un polluant donné, ou d’un gaz à effet de serre, et chaque activité productive.

 

Télécharger le rapport

 

 

A la une

15 juin 2010 : Adaptation au changement climatique

 Les groupes de travail chargés de préparer le Plan national d’adaptation au changement climatique ont présenté leurs recommandations lors d’une conférence qui s’est tenue à Paris le 15 juin. La remise de ce rapport à la secrétaire d’Etat à l’écologie conclut la première étape de la concertation lancée le 8 décembre 2009.

Comment adapter l’économie de nos montagnes à un niveau d’enneigement réduit ? Comment prévenir et gérer au mieux les conflits d’usage de la ressource en eau ? Comment adapter les systèmes de vigilance, d’alerte et de santé à la nouvelle donne climatique ? Le plan national d’adaptation devra répondre aux nombreuses questions que soulève le changement climatique.

Placée sous la présidence de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), la concertation préalable à l’élaboration du Plan national d’adaptation est organisée sur la base des 5 collèges du Grenelle de l’environnement (élus/collectivités, Etat, employeurs, syndicats salariés, et associations).

Le premier groupe de travail a planché sur des thèmes transversaux comme la biodiversité, les ressources en eau, les risques naturels, la santé. Le groupe 2 a examiné les thèmes sectoriels (agriculture/forêt, énergie, tourisme, urbanisme, transport…). Enfin le dernier groupe a concentré sa réflexion sur la gouvernance, la connaissance de l’information et le financement.

Mobilisation nationale

« Un plan national d’adaptation climatique pour les différents secteurs d’activité sera préparé d’ici à 2011 » prévoit l’article 42 de la loi dite Grenelle I (loi du 3 août 2009). La France sera le premier pays européen à se doter d’un tel outil.

Parmi les actions prioritaires en amont de la décision publique, les rapporteurs rappellent qu’il est important d’améliorer les connaissances sur le changement climatique pour pouvoir prendre des mesures appropriées. il convient ensuite de renforcer l’observation à travers la collecte de données, puis mettre en place des dispositifs et des méthodes d’évaluation afin de tirer tous les enseignements des épisodes passés (canicule, inondations, tempêtes, etc). Enfin, les citoyens doivent être associés à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions qui seront prises par l’Etat pour s’adapter au changement climatique.

Quelques points posent encore problème : « Il faudra rapidement organiser une réflexion collective pour définir la notion de risque acceptable », a souligné la secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Notion déterminante en effet, quand il s’agit de choisir entre deux stratégies, l’une de protection et l’autre de repli sur le littoral par exemple. De même, il faudra mieux distinguer ce qui relève de la solidarité nationale de ce qui relève de la responsabilisation des individus et des professionnels (cas de la tempête Xynthia).

Adaptation transversale
En zone littorale, l’adaptation est à la croisée des risques côtiers, de l’urbanisme, du tourisme et de l’acceptation sociale. La hausse du niveau de la mer impliquera, pour le patrimoine présent sur les côtes basses, de choisir entre protection, déplacement ou gestion des perturbations temporaires. Les citoyens seront bien évidemment associés à ces choix. Il faudra prendre en compte l’acceptation du changement, son coût environnemental et les ressources financières disponibles.

Autre question cruciale, celle de la ressource en eau. Elle est au cœur d’enjeux agricoles, touristiques, énergétiques, ou liés à la biodiversité. La stratégie préconisée par les groupes de travail devra porter sur les économies d’eau et d’optimisation de son usage dans tous les secteurs et par tous les usagers, sur la prévention des conflits par une gouvernance adaptée et enfin sur la préservation des milieux aquatiques.

Quant à la biodiversité, le changement climatique aggravera les pressions qui pèsent déjà sur cette ressource capitale en termes d’alimentation, de production de biomasse ou de santé (pharmacie). Le rapport propose notamment d’expérimenter l’adaptation sur des territoires volontaires, en trois étapes. Il faudra d’abord réaliser un catalogue de mesures pour favoriser l’adaptation de la biodiversité des territoires, puis identifier des territoires prioritaires et des réseaux de partenaires (collectivités, particuliers, espaces protégés), enfin définir une démarche contractuelle.

Le plan national d’adaptation aux changements climatiques devra faire l’objet d’une consultation des parlementaires en septembre prochain. Le public sera ensuite consulté, par voie électronique, ainsi que les régions, de mi-septembre à mi-octobre 2010. Le calendrier est donc serré, pour un programme aussi chargé. Mais le président de l’Onerc, Paul Vergès, est satisfait de la première étape : « Les trois groupes de travail ont mobilisé 160 personnes qui se sont réunies régulièrement, le premier objectif de mobilisation est donc atteint ».

A la une

14 juin 2010 : l’UIMM au service de l’insertion

Présidé par Georges Jobard , patron de Clextral, il bénéficiera d’un viatique de 20 M€ répartis sur cinq ans. Créé en partenariat avec la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIECC), il a pour vocation de « faciliter l’accès des PMI à l’innovation technique, technologique ou managériale » .
Il devrait s’appuyer sur des structures universitaires.

L’organisation patronale a été plus rapide dans la mise en œuvre du fonds Agir pour l’insertion dans l’industrie (A2i), doté de 70 M€, également sur cinq ans.
Anne Lauvergeon , présidente du directoire d’Areva qui, en dirige le conseil d’administration, a déjà avalisé une quinzaine de projets. Cela va de la symbolique découverte du monde industriel par 30 personnes éloignées de l’emploi jusqu’aux programmes expérimentaux lourds destinés à améliorer l’insertion sociale de jeunes de 16 à 25 ans, sous l’égide de Martin Hirsch, ex-haut-commissaire à la Jeunesse.
Ils s’inscrivent dans une large fourchette, de 7 500 € à 3 M€. « A2i est consacré aussi bien aux jeunes qu’aux adultes éloignés de l’emploi. Qu’il s’agisse de chômeurs de longue durée, de personnes souffrant d’un handicap, de femmes arrivant ou revenant sur le marché du travail après une interruption, ou de jeunes en situation d’échec scolaire » , expose Denis Boissard , DG (permanent) des deux fonds de dotation, que certaines associations ont pris – à tort – pour le Père Noël. D’ailleurs, le Fonds n’est pas seulement animé par la philanthropie.

Frédéric Saint-Geours , président de l’UIMM, confirme que « les besoins de recrutement des entreprises industrielles réclament aussi une action concertée et anticipée pour faire face au défi de la transmission du savoir-faire » .
Charité bien ordonnée, l’organisation privilégie son réseau de 80 chambres syndicales territoriales. Près d’une moitié des 15 premiers projets sont menés de concert avec ses émanations en région parisienne, au Havre, en Saône-et-Loire, Flandre maritime, Moselle, dans le Gard, la Lozère ou encore en Alsace.

Et sur les 12 membres du conseil d’administration d’A2i, seuls quatre sont étrangers à la galaxie UIMM. Ce sont, outre Anne Lauvergeon, Jean Huet , trésorier de la Fondation de France, Philippe Crouzet , président du directoire de Vallourec, et Jean-Baptiste de Foucauld , fondateur de Solidarités nouvelles face au chômage.

Le schéma sera sans doute repris pour le conseil du Fonds pour l’innovation, dont la liste des membres n’est pas arrêtée. Pour autant, l’UIMM ne s’interdit pas d’éventuels partenariats avec des institutions tierces.

A la une

10 juin 2010 : 2009, crise de la générosité ?

 Comme chaque année, l’annonce par France Générosités des chiffres et des grandes tendances du don était très attendue par tout le secteur de la solidarité. Lorsque les sondages annonçaient des baisses sensibles, le baromètre 2009 vient contredire les pessimistes. Malgré une crise persistante, les Français ont semble-t-il pris conscience de la nécessité de compenser par le don un certain désinvestissement de l’Etat et du secteur public. 

 En 2009, les dons augmentent ainsi de 5, 5 % pour atteindre 338 millions d’euros. Un bon résultat qu’André Hochberg, explique aussi par la professionnalisation accrue des fundraisers au sein des associations et fondations. Parmi les surprises, la collecte en ligne connaît pour la première fois un recul de 9, 5 %, contre une augmentation de 67 % en 2008 ! Pour André Hochberg « Cela montre que les jeunes actifs, qui utilisent le plus internet, donnent moins car ils se sentent fragilisés dans leur budget ». Les seniors demeurent en effet les plus généreux, tendance qui, selon l’enquête réalisée en avril 2010 par France Générosités, devrait se poursuivre en 2010.

Par ailleurs, les efforts de fidélisation ont porté leurs fruits. D’un montant supérieur au premier don, les dons fidèles représentent 90 % de la collecte. A noter, l’augmentation forte et continue des dons reçus par prélèvement automatique qui représentent aujourd’hui un quart de la collecte.

Mais ne nous réjouissons pas trop vite ! Si les chiffres français sont positifs et encourageants, contrairement aux 5% de baisse qu’enregistrent par exemple les dons américains, les associations devraient faire face à plusieurs obstacles. Entre la réduction des subventions publiques et le risque de voir diminuer les avantages fiscaux, d’autant que ceux-ci bénéficient d’une meilleure prise en compte au moment de faire un don, l’année 2010 pourrait s’annoncer moins clémente. Autre inquiétude, les donateurs privilégient de plus en plus les causes de proximité : « On assiste à une sorte de repli sur soi, sur les causes élémentaires » constate André Hochberg.

Ainsi, la lutte contre l’exclusion et la pauvreté enregistre une hausse importante (+ 7 points entre 2009 et 2010) des intentions de dons lorsque l’aide à l’enfance, l’environnement et la défense des droits de l’Homme passent au second plan dans l’ordre de priorité des Français.

Un bilan plus mitigé qu’il n’y paraît, d’autant que, comme l’année dernière, l’annonce des chiffres pourrait s’avérer prématurée et être réévaluée à la baisse à l’automne 2010.

A la une

1er juin 2010 : Classement des pays protecteurs de l’environnement

La France se place en 7e position des pays les plus respectueux de l’environnement, selon un classement élaboré par les universités américaines Yale et Columbia. Elle figure même en tête des pays du G20, selon ce palmarès biennal, fondé sur un "cocktail" de vingt-cinq indicateurs, qui prend en compte aussi bien les objectifs de santé environnementale (accès à l’eau potable, pollution de l’air...) que la vitalité des écosystèmes (biodiversité, usage des pesticides, état des forêts, protection des mers, émissions de CO2...).

L’Islande domine ce classement de 163 pays, suivi par la Suisse, le Costa Rica, la Suède et la Norvège : "Tous ont réalisé des investissements conséquents dans les infrastructures environnementales, le contrôle de la pollution et des politiques visant une durabilité à long terme", insistent les auteurs.

Il faut descendre à la 61e place pour trouver les Etats-Unis, loin derrière le Royaume-Uni (14e), l’Allemagne (17e) et le Japon (20e). "Vingt membres de l’Union européenne dépassent les Etats-Unis", qui sont aussi surclassés par pas moins de quinze pays des Amériques, observent les universitaires de Yale et de Columbia. Washington présente "de bons résultats en matière d’eau potable ou de forêts, mais a des résultats très faibles sur les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’air", expliquent-ils.

Ce sont cinq pays africains (Togo, Angola, Mauritanie, République centrafricaine et Sierra Leone) qui ferment la marche. "Le revenu est un déterminant majeur du succès environnemental, souligne le rapport. Pourtant, à chaque niveau de développement, certains pays atteignent des résultats qui dépassent ce à quoi on pourrait s’attendre, démontrant que les choix politiques affectent aussi la performance."

Ainsi, chez les grands pays émergents, la Chine et l’Inde se classent respectivement 121e et 123e, mais le Brésil et la Russie sont 62e et 69e. Le Chili, qui a beaucoup investi dans la protection de l’environnement, figure à la 16e place, quand l’Argentine, "qui a fait beaucoup moins d’efforts pour améliorer le contrôle de la pollution et la gestion de ses ressources naturelles", n’est que 70e. "Une régulation rigoureuse, une bonne gouvernance et l’absence de corruption sont fortement corrélées avec un bon classement", analysent les auteurs.

Ce palmarès est-il parfait ? Sans doute pas, les scientifiques de Yale et de Columbia sont les premiers à en convenir. On peut sans doute discuter longtemps de la pertinence des indicateurs retenus ou de la pondération qui leur est appliquée pour composer l’indice final de performance environnementale. Surtout, regrettent les chercheurs, les statistiques manquent cruellement pour évaluer un certain nombre de pays ou d’enjeux.

"Lors de la conférence de Copenhague sur le climat, en décembre 2009, l’existence de données fiables sur la performance environnementale est apparue fondamentale", rappelle Daniel C. Esty, directeur du Yale Center for Environmental Law and Policy.

En conclusion, les auteurs de l’étude appellent la communauté internationale à effectuer "des investissements substantiels dans des indicateurs systématiquement relevés et publiés de manière transparente".

Source Le monde

A la une

1er juin 2010 : Média et développement durable

 A l’occasion des deuxièmes rencontres "Média et développement durable", qui se sont tenues le 26 mai, Opinionway a présenté les résultats de la deuxième vague du baromètre "Les Français, les médias et le développement durable".
Synthèse des principaux enseignements

Les Français, et notamment les seniors, sont de mieux en mieux avertis de ce que signifie développement durable.
Les Français sont plus sceptiques qu’en 2009 sur les capacités d’agir des citoyens, des entreprises, de l’Etat ou des médias.
Les médias ne consacrent toujours pas suffisamment de place au développement durable.
La qualité de l’information sur le développement durable dans les médias demeure très discutée.
Les magazines spécialisés et les sites d’information en ligne sont les médias de référence sur le développement durable.
La source privilégiée d’information sur le développement durable demeure Internet.
Les Français très partagés sur le rôle principal des médias en matière de développement durable.

Les français de plus en plus avertis

Pour plus de 60% des Français, le développement durable est perçu comme un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Un développement qui permet de satisfaire les besoins des générations actuelles sans compromettre les besoins des générations futures.

51% d’entre eux pensent que chacun d’entre nous est responsable, par ses gestes, du développement durable (contre 70% en 2009), et que les entreprises ont également un rôle majeur à jouer (61% en 2009).

L’importance des médias

43% pensent que le rôle des média est très important et que ceux-ci se doivent de transmettre une information complète et fiable sur le développement durable, tandis que 36% pensent que c’est aux pouvoirs publics de conduire une véritable politique de développement durable.

Les Français jugent ainsi à 57% (contre 66% en 2009) qu’il n’y a pas assez d’information sur le développement durable dans les médias. Plus critiques qu’en 2009, ils jugent à 49% la qualité de l’information sur le développement durable dans les médias d’assez mauvaise qualité.

Les magazines spécialisés et Internet gardent la cote

En termes de confiance, les Français continuent de privilégier les magazines spécialisés (82 %) et les sites d’information en ligne (70 %) pour obtenir une information fiable, devant la radio (66 %), la presse écrite quotidienne (65%) et la télévision (49%). Leur source d’information préférée sur le sujet reste Internet (76 %), loin devant les médias traditionnels écrits ou audiovisuels (38 %).

Les Français partagés sur le rôle des médias

31 % considèrent que ceux-ci doivent avant tout "apporter une information factuelle", 30 % qu’ils doivent "alerter sur les risques de catastrophe", 30 % qu’ils doivent "susciter le débat et la controverse" sur le sujet et 27% qu’ils doivent faire de la pédagogie. 

Télécharger l’étude

source : Cdurable.info

A la une

20 mai 2010 : Emission de CO2 en diminution

 Coonie Hedegaard, commissaire européenne aux affaires climatiques, a révélé qu’en 2009 les émissions de gaz à effet de serre des 12.622 installations participant au marché de quotas d’émissions avaient fortement baissées. C’est l’une des rares conséquences positives de la crise économique.

Ainsi, les émissions de ces installations ont été estimées par la commission à 1,873 milliard de tonnes équivalent CO2, soit 11,6% de moins qu’en 2008. Du jamais vu !

Ce constat très positif permet à la commissaire européenne de militer pour relever les objectifs de réduction de GES de -20 à -30% d’ici à 2020, pour un coût supplémentaire marginale (10 Mds d’€ selon une étude publiée en partie par The Financial Times).

Autre petit motif de satisfaction, ces entreprises n’ont pas consommé tous leurs quotas. L’an passé, 1,967 milliard de permis d’émissions avaient été alloués aux sites. Pour Coonie Hedegaard, deux raisons expliquent cet effondrement : la moindre production industrielle et la baisse des prix du gaz. Cette dernière raison a incité les électriciens à privilégier le gaz au charbon.

La baisse des émissions explique aussi la faible utilisation des permis d’émissions générés par les mécanismes de projets du protocole de Kyoto : mécanisme de développement propre (MDP) et mise en œuvre conjointe (MOC). Depuis 2008, les industriels participant au marché communautaire de quotas peuvent utiliser les permis générés par les deux dispositifs pour remplir leurs obligations européennes. L’an passé, les entreprises ont globalement utilisé 82 millions de ces unités de réduction d’émissions certifiées (URCE, l’unité de compte du MDP) et autres unités de réduction d’émissions (URE, l’unité de compte de la MOC), soit 4,3% du total. 

A la une

12 mai 2010 : Habitat et Humanisme Rhône et ORAVEO

Habitat et Humanisme Rhône et ORAVEO collaboreront sur le thème des relations Entreprises Associations. Les conseillers ORAVEO vont accompagner les bénévoles de l’association et apporteront des méthodologies en vue de développer les partenariats avec les entreprises.

Fort de nombreux partenaires comme le Crédit Agricole centre-est, Isover ou encore le Groupe Seb, Habitat et Humanisme Rhône souhaite renforcer et développer ses relations avec les entreprises. Dans cet objectif, une équipe de 5 personnes bénévoles a été constituée afin de prendre contact avec les chefs d’entreprises du territoire, leur présenter les pistes de collaboration et finaliser des partenariats.

Toutefois, de nombreuses questions méthodologiques se posent (outils nécessaires, processus, suivi...).

ORAVEO a donc été sollicité pour apporter son expertise en matière de relations entreprises-associations et de mécénat. Les conseillers accompagneront les bénévoles par de l’apport méthodologique en amont de leurs démarches et un suivi opérationnel tout au long du projet.

Rappelons qu’Habitat et Humanisme a pour objectif de faciliter l’accès des familles et personnes seules, en difficulté, à un logement décent et à faible loyer. Pour favoriser la mixité sociale dans les villes, Habitat et Humanisme privilégie des logements en diffus situés dans des quartiers « équilibrés », au coeur des agglomérations. Sur le Rhône, 80 permanents oeuvrent pour gérer 1400 logements. 

Pour en savoir plus : www.habitat-humanisme.org

 

A la une

8 mai 2010 : Principales mesures du Grenelle 2 adoptées

 Les députés ont achevé, samedi matin, l’examen du projet de loi Grenelle 2. Le vote du texte par les députés et les explications de vote interviendront mardi après-midi, après les questions au gouvernement. Le projet Grenelle 2 a déjà été voté par le Sénat en octobre dernier et fera donc l’objet d’une Commission mixte paritaire. L’Assemblée a voté toutes une série de dispositions concernant les risques et la santé.

  • Bâtiments :

les députés ont validé un arsenal de mesures visant à encourager l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments. Des dispositifs qui s’ajoutent à la préparation par le gouvernement de la future norme thermique des bâtiments, la RT 2012, qui imposera un plafond de consommation de 50 kWh/m2/an d’énergie primaire, mais dont l’entrée en vigueur a été reculée de 6 mois – elle ne s’appliquera qu’à compter du 1er juillet 2011. La loi prévoit ainsi la réalisation systématique dans les logements de diagnostics de performance énergétique, dont les députés ont renforcé la portée contre l’avis de la commission et du gouvernement. Pas sûr en revanche que les aides suivent pour inciter propriétaire publics et privés à réaliser des travaux d’amélioration.

  • Urbanisme :

les objectifs du développement durable – limitation de l’étalement urbain, réduction des gaz à effet de serre, préservation des ressources naturelles, de la biodiversité et des écosystèmes, etc. – sont désormais inscrits dans les documents d’urbanisme (schémas de cohérence territoriale, plans locaux d’urbanisme, cartes communales...). L’Assemblée a rejeté, après un vif débat, la proposition des rapporteurs d’enlever la responsabilité des plans locaux d’urbanisme aux maires pour la confier aux intercommunalités, mais le texte prévoit une simplification et une meilleure articulation entre les documents. Critiquant les nouvelles directives territoriales d’aménagement et de développement durable, élaborées par les préfets de région, ainsi que la possibilité désormais donnée à l’Etat de légiférer par ordonnances en matière d’urbanisme, l’opposition a dénoncé ce qu’elle considère comme "une recentralisation larvée".

  • Publicité :

Motivé par la volonté de limiter la présence des panneaux publicitaires sur l’espace public, le texte issu de la commission s’est révélé souvent timide, reflet d’un lobbying puissant des afficheurs, publicitaires et annonceurs, mais aussi de la volonté des députés de préserver l’autorité des maires sur les règlements locaux de publicité. L’adoption par une union de députés de la majorité et de l’opposition, contre l’avis de la commission mais avec la bénédiction de Chantal Jouanno, d’amendements limitant notamment la capacité des maires à multiplier les dérogations à la loi en matière d’affichage publicitaire a donné lieu à un accrochage au sein de la majorité.

  • Transports :

Le texte encourage l’installation de dispositifs de charge pour les véhicules électriques dans les futurs bâtiments de bureaux et de logements et facilite la mise en oeuvre par les collectivités locales de lignes de transports collectifs en site propre (TCSP). L’Etat s’est engagé, dans le cadre du Grenelle, à cofinancer de nouveaux projets de TCSP à hauteur de 2,5 milliards d’euros d’ici 2020. Les députés ont en revanche massivement rejeté la possibilité donnée aux agglomérations de plus de 300 000 habitants d’expérimenter un péage urbain, pourtant proposée avec le soutien des rapporteurs et l’accord du gouvernement.

  • Énergie-climat :

Chaque région doit se doter d’un schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie, qui s’appuie sur un inventaire des émissions de polluants, une évaluation du potentiel énergétique de la région, et définit les orientations permettant de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Les entreprises de plus 500 salariés et les collectivités de plus de 50 000 habitants doivent réaliser un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre.

  • Énergies renouvelables :

Les parcs éoliens sont implantés dans le cadre de shémas régionaux éoliens définis par les Régions, ou, si la Région n’assure pas cette obligation au bout d’un an, par l’Etat. Ils sont soumis au régime des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Une obligation de raccordement au réseau est instaurée pour la production de biogaz.

  • Biodiversité :

Des shémas régionaux de cohérence écologique, élaborés conjointement par les collectivités locales et l’Etat, définissent les corridors écologiques formant la trame verte et bleue, destinée à protéger la biodiversité. Les documents locaux d’urbanisme doivent la " prendre en compte ". Le degré de contrainte est plus fort pour les infrastructures de l’Etat, qui doivent être " compatibles " avec la trame.
Agriculture : le retrait de substances chimiques est subordonné à un avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et une évaluation de ses effets socio-économiques et environnementaux. Une certification Haute valeur environnementale (HVE) est créée. Un amendement visant à y interdire la culture des OGM a été refusé.

  • Santé :

Les fabricants, importateurs, ou distributeurs de ces substances nanoparticulaires doivent les déclarer à l’autorité administrative. Les téléphones portables sont interdits pendant les cours en maternelle, en primaire et au collège. Le débit d’absorption spécifique des téléphones portables et les risques liés à leur utilisation excessive doivent être indiqués lors de la vente. Des zones d’action prioritaires pour l’air peuvent être expérimentées dans les communes de plus de 100 000 habitants dont la qualité de l’air est dégradée, la circulation des véhicules les plus polluants peut être interdite.

  • Entreprises et consommation :

Les entreprises de plus de 500 salariés doivent mentionner dans leur rapport annuel quelle est leur prise en compte d’objectifs sociaux et environnementaux dans leur politique d’investissement. Ces informations ne sont pas détaillées par filiale, contrairement à ce que réclamaient les syndicats et les écologistes. L’étiquette écologique, qui indique le contenu en équivalent carbone et l’impact sur les milieux naturels des produits, est expérimentée à partir du 1er juillet 2011.

Source : Le monde.fr

A la une

5 mai 2010 : ORAVEO est l’entreprise du jour

 Developpementdurable.com se veut être un relais essentiel et utile de la communication entre les citoyens et les partenaires du développement durable en France et dans le monde. Il s’adresse aussi bien aux grands publics qu’aux professionnels et permet d’avoir quotidiennement des informations de qualité et une vision claire sur le développement durable.

En tant que portail d’informations de référence Developpementdurable.com a également souhaité donner à ses lecteurs la possibilité d’accéder rapidement et facilement aux principaux éco-acteurs français. 

ORAVEO vient donc d’être référencé comme éco-acteur et intègre ainsi la base de données du site. Une fiche descriptive de nos activités est consultable directement dès la page d’accueil dans la rubrique entreprise du jour.

Un gage de reconnaissance pour ORAVEO.

www.developpementdurable.com

A la une

3 mai 2010 : Les entreprises, la crise et le Développement durable

La crise financière n’a pas freiné l’engagement des entreprises pour le développement durable. Tel est un des principaux enseignements du dernier Baromètre TNS Sofres réalisé pour La Poste sur ce thème. Menée du 16 février au 9 mars 2010 auprès de 200 décideurs en entreprises de plus de 500 salariés, cette enquête révèle ainsi que pour 52% des interviewés, la crise financière n’a rien changé dans leur engagement pour le développement durable et que pour 31% d’entre eux, elle l’a même renforcé. Par ailleurs, toujours selon l’enquête, les entreprises attendent beaucoup des politiques de développement durable : amélioration de leur image, innovations produits, renforcement de leur attractivité en tant qu’employeur, réduction des risques (environnementaux, juridiques, financiers, d’opinion...) et amélioration du climat interne.

Télécharger la synthèse de l’étude

Toutes les actualités  

  • Retour en haut de page
  • Imprimer cette page